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Arabie saoudite Le prix du sang, un commerce lucratif

Le quotidien saoudien Okaz a déploré hier que la diya (le prix du sang), réclamée par la famille d’une victime pour sauver la tête de son meurtrier, soit devenue un commerce lucratif en Arabie saoudite. « Le pardon (...) s’est transformé en vente aux enchères, en commerce lucratif qui génère des millions de riyals », écrit le quotidien. « Les anciens conseils de réconciliation, qui se terminaient par le pardon pour l’amour de Dieu, ont cédé la place aux marchandages où l’argent est le maître mot », poursuit le journal dans un long article intitulé : « Ventes aux enchères pour commercer avec le sang ». « Cette année, plus de dix têtes ont été sauvées du sabre (du bourreau) en contrepartie de 50 millions de riyals (environ 14 millions de dollars), dont 5 millions pour sauver celle d’un octogénaire », écrit le journal avant de citer de nombreux autres cas. Le 24 février, un Saoudien de 97 ans, condamné à mort pour meurtre, avait appelé par le biais d’un journal les « âmes charitables » à verser sa diya pour sauver sa tête. Selon le journal, les parents de la victime avaient accepté de lui pardonner en échange d’une compensation financière équivalant à 2,6 millions de riyals (près de 700 000 USD). L’Arabie saoudite applique strictement la loi islamique. Les personnes accusées de viol, meurtre, apostasie, attaque à main armée et les trafiquants de drogue récidivistes sont passibles de la peine de mort. Mais un condamné peut être pardonné par la famille de la victime en échange du « prix du sang ».

Le quotidien saoudien Okaz a déploré hier que la diya (le prix du sang), réclamée par la famille d’une victime pour sauver la tête de son meurtrier, soit devenue un commerce lucratif en Arabie saoudite. « Le pardon (...) s’est transformé en vente aux enchères, en commerce lucratif qui génère des millions de riyals », écrit le quotidien. « Les anciens conseils de...