Nicolas Sarkozy, 52 ans, a, depuis son entrée en politique il y a plus de 30 ans, déployé son énergie au service d’une ambition : conquérir l’Élysée.
Il a tout mis en œuvre pour succéder en 2007 à celui qui fut son maître en politique et qu’il avait « trahi » à la présidentielle de 1995 pour rejoindre Édouard Balladur.
Dès 2002 et son arrivée au gouvernement, dans le sillage de la réélection de Jacques Chirac, M. Sarkozy est omniprésent, faisant dire à son conseiller politique François Fillon qu’il « affiche sa candidature » depuis « quatre ans déjà ».
Cet ambitieux, qui n’aime rien tant qu’on l’aime et le dissimule mal, reste l’homme politique le plus populaire à droite. Il a rallié à sa candidature le gouvernement quasi au complet.
Et après l’appui, mesuré, exprimé le 21 mars par Jacques Chirac, c’est l’épouse de ce dernier, Bernadette, très populaire auprès des militants UMP, qui lui a apporté son soutien, en assistant à l’un de ses meetings, à Lyon.
Adepte de la « rupture » – concept qu’il a adouci en « rupture tranquille » notamment face aux réticences de proches du chef de l’État quant à son « libéralisme » ou « atlantisme » – « Sarko », comme l’appelle son entourage, est persuadé que « la France se donnera à celui qui en a le plus envie ».
Le candidat a de l’énergie à revendre. Il l’a prouvé depuis 2002 aux ministères de l’Intérieur, puis de l’Économie, et de nouveau à l’Intérieur, à partir de juin 2005, où il est revenu à l’occasion du remaniement gouvernemental après les échecs cuisants de la droite aux régionales, européennes et au référendum sur la Constitution.
Entre-temps, il aura réussi à damer le pion à Jacques Chirac en se faisant triomphalement élire contre le gré de ce dernier à la présidence de l’UMP, en novembre 2004, la place ayant été laissée vacante par Alain Juppé, contraint de s’éloigner du fait de ses ennuis judiciaires.
Peu à peu, le « grand parti de la droite et du centre » voulu par le chef de l’État en 2002 va devenir un parti presque entièrement sarkozyste, avec des adhérents toujours plus nombreux « séduits » par la « détermination » et la « niaque » de M. Sarkozy.
Fonceur, donnant le sentiment que rien ne semble l’arrêter, cet avocat de formation se targue de parler sans détour et de proscrire la langue de bois. Au point de faire scandale, comme lorsqu’il dit vouloir nettoyer un quartier sensible au « Kärcher », expression qui lui sera reprochée quelques mois plus tard lors de la crise des banlieues de l’automne 2005.
Plus récemment, sa proposition d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale a été amplement critiquée, y compris parmi ceux qui lui ont apporté leur soutien, dont l’ancienne ministre centriste Simone Veil. Ses adversaires l’accusent de dériver vers les terres du Front national. Il s’en défend, mais revendique la « reconquête » des électeurs frontistes.
Celui que ses adversaires traitent parfois d’« agité » sait aussi manier l’humour : « Je m’énerve pas, j’explique », dit-il souvent en plagiant l’un des célèbres Tontons flingueurs de Georges Lautner.
Il aime ponctuer ses discours de formules : « Je veux », « Je propose », « Je le dis comme je le pense » et sait parfois aussi étonner, comme lorsqu’il supprime la double peine, se prononce pour le vote des étrangers aux élections locales ou dénonce « les patrons voyous ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Nicolas Sarkozy, 52 ans, a, depuis son entrée en politique il y a plus de 30 ans, déployé son énergie au service d’une ambition : conquérir l’Élysée.
Il a tout mis en œuvre pour succéder en 2007 à celui qui fut son maître en politique et qu’il avait « trahi » à la présidentielle de 1995 pour rejoindre Édouard Balladur.
Dès 2002 et son arrivée au gouvernement, dans le sillage de la réélection de Jacques Chirac, M. Sarkozy est omniprésent, faisant dire à son conseiller politique François Fillon qu’il « affiche sa candidature » depuis « quatre ans déjà ».
Cet ambitieux, qui n’aime rien tant qu’on l’aime et le dissimule mal, reste l’homme politique le plus populaire à droite. Il a rallié à sa candidature le gouvernement quasi au complet.
Et après l’appui, mesuré, exprimé le 21...