Après deux nuls puis une défaite, la première de la saison, face à l’AS Rome (1-3), mercredi à Milan, alors qu’un succès était synonyme de titre, l’Inter entend se rassurer et mettre fin à son surplace à Sienne (12e), dimanche, lors de la 33e journée du championnat d’Italie.
Archi-dominateur, l’Inter possédait 20 points d’avance sur la Roma après la 30e journée. Mais à l’approche du 15e scudetto de son histoire, la machine à gagner s’est grippée – 0-0 sur le terrain de la Reggina, 2-2 face à Palerme à San Siro – avant de tomber carrément en panne face aux Romains.
Le club de la capitale a gâché la fête avec application, sa victoire n’a pas fait un pli et les tifosi nerazzurri sont repartis dépités, eux qui n’en peuvent plus d’attendre (le dernier titre gagné sur le terrain remonte à 1989).
L’Inter n’avait jamais perdu avant d’affronter la Roma (25 victoires et 6 nuls) et un 26e succès lui assurait le titre. Mais la pression était trop forte. « Au cours des 20 premières minutes, je n’y étais pas, j’étais “mangé” par la tension », témoignait après coup le milieu Stankovic.
À six journées de la fin, l’Inter conserve cependant 13 points d’avance sur la Roma. Un écart confortable qui met normalement à l’abri les Lombards de toute mauvaise surprise. Ils restent maître de leur destin.
Si les médias ne manquent pas d’évoquer « le syndrome du 5 mai 2002 » (ce jour-là, une victoire face à la Lazio assurait le titre, mais l’Inter, après avoir mené 2 à 1, avait finalement perdu et laissé le scudetto à la Juve), il suffit aux Nerazzurri d’empocher 6 points (sur 18 possibles) – soit, par exemple, deux victoires – pour être sacrés.
« Nous sommes sereins et nous devons le rester parce qu’il n’est rien arrivé, assure vendredi le défenseur Materazzi à la Gazzetta dello Sport. C’est dommage d’avoir perdu notre invincibilité, mais on ne peut pas rester à pleurer. »
« Ce qu’il faut faire, c’est repartir à Sienne et nous comporter comme nous l’avons fait pendant tout le championnat, poursuit-il. Jouer dès la première minute comme nous l’avons fait en seconde période contre la Roma (quand l’Inter dominait, NDLR). »
Sienne n’a rien d’un adversaire insurmontable. Mais l’Inter devra se passer de deux joueurs suspendus, Figo et Adriano, ce dernier ayant été sanctionné pour avoir simulé un accrochage contre la Roma et abusé l’arbitre (qui a sifflé penalty). Deux absences qui s’ajoutent à celles de Vieira et de Crespo, blessés, et à l’incertitude touchant Ibrahimovic (adducteurs).
L’Inter a vraiment intérêt à gagner. D’abord pour que l’accident de parcours de mercredi ne fasse pas naître le doute, et puis parce qu’il peut aussi espérer un coup de pouce : s’il l’emporte et que la Roma s’incline face à l’Atalanta (9e), il sera champion.
La Roma se déplace en effet à Bergame. Si séduisante à San Siro, elle refuse de s’enflammer mais entend bien mettre la pression le plus longtemps possible sur le leader et, ainsi, consolider sa 2e place.
Plus loin, l’AC Milan va, lui, tout faire pour assurer sa 4e place – la dernière qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des champions – face à Cagliari (13e) samedi à San Siro, et, ainsi, préparer au mieux sa demi-finale aller de C1, mardi sur le terrain de Manchester United.
Le programme
Sampdoria-Messine
Milan-Cagliari
Catane-Ascoli
Chievo-Livourne
Empoli-Torino
Lazio-Fiorentina
Reggina-Udinese
Sienne-Inter
Atalanta-Rome
Palerme-Parme.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après deux nuls puis une défaite, la première de la saison, face à l’AS Rome (1-3), mercredi à Milan, alors qu’un succès était synonyme de titre, l’Inter entend se rassurer et mettre fin à son surplace à Sienne (12e), dimanche, lors de la 33e journée du championnat d’Italie.
Archi-dominateur, l’Inter possédait 20 points d’avance sur la Roma après la 30e journée. Mais à l’approche du 15e scudetto de son histoire, la machine à gagner s’est grippée – 0-0 sur le terrain de la Reggina, 2-2 face à Palerme à San Siro – avant de tomber carrément en panne face aux Romains.
Le club de la capitale a gâché la fête avec application, sa victoire n’a pas fait un pli et les tifosi nerazzurri sont repartis dépités, eux qui n’en peuvent plus d’attendre (le dernier titre gagné sur le terrain remonte à...