L’Irak et l’Iran au menu de la tournée de Gates au Proche-Orient
le 17 avril 2007 à 00h00
Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a entamé hier en Jordanie une tournée au Proche-Orient destinée à trouver les moyens de lutter contre l’influence de l’Iran dans la région et à recueillir des soutiens en faveur du gouvernement irakien.
« La Jordanie a toujours été l’alliée des États-Unis », a déclaré M. Gates aux journalistes dans l’avion qui le conduisait à Amman. « Pendant longtemps, les Jordaniens ont eu une influence constructive, et j’ai hâte de continuer dans cette voie », a-t-il ajouté.
Il a dit qu’il discuterait avec le roi Abdallah II de Jordanie des « moyens par lesquels nous pouvons contribuer à ses efforts (de paix) et les Jordaniens peuvent contribuer aux nôtres, non seulement en Irak, mais au Liban (et) dans le processus de paix palestinien ». Selon un haut responsable du Pentagone, M. Gates discutera avec Abdallah II « particulièrement de l’Iran ».
Le secrétaire à la Défense cherchera à travers sa tournée un soutien pour le Dialogue pour la sécurité dans le Golfe, un cadre pour des pourparlers entre les États-Unis et les pays du Golfe. Ce groupe de dialogue met l’accent sur « les inquiétudes communes concernant l’hégémonie de l’Iran dans la région (...) et les ingérences dans les affaires de mouvements politiques chiites de certains pays, ainsi que sur les moyens de les limiter », selon ce responsable. « Le meilleur moyen d’affronter l’Iran est d’affronter le comportement de ce pays en Irak », a ajouté ce haut responsable qui a requis l’anonymat. Selon lui, l’objectif de la tournée de M. Gates est de trouver « les moyens de travailler avec les alliés stratégiques dans la région » pour atteindre ce but. Les États-Unis accusent l’Iran de déstabiliser l’Irak et de financer des mouvements radicaux, tels le Hezbollah et le Hamas palestinien, qu’ils considèrent comme des organisations terroristes.
Fin mars, M. Gates s’est dit ouvert à des échanges à plus haut niveau avec Téhéran. Les États-Unis n’ont plus de relations diplomatiques avec l’Iran depuis 27 ans.
Au cours de sa tournée, le secrétaire à la Défense doit rencontrer de hauts responsables militaires en Jordanie et en Égypte pour assurer ces pays du soutien des États-Unis, selon des responsables américains. Selon les médias égyptiens, M. Gates est attendu aujourd’hui en Égypte pour une visite de deux jours au cours de laquelle il aura notamment des entretiens avec le ministre de la Défense Hussein al-Tantaoui.
Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a entamé hier en Jordanie une tournée au Proche-Orient destinée à trouver les moyens de lutter contre l’influence de l’Iran dans la région et à recueillir des soutiens en faveur du gouvernement irakien.
« La Jordanie a toujours été l’alliée des États-Unis », a déclaré M. Gates aux journalistes dans l’avion qui le conduisait à Amman. « Pendant longtemps, les Jordaniens ont eu une influence constructive, et j’ai hâte de continuer dans cette voie », a-t-il ajouté.
Il a dit qu’il discuterait avec le roi Abdallah II de Jordanie des « moyens par lesquels nous pouvons contribuer à ses efforts (de paix) et les Jordaniens peuvent contribuer aux nôtres, non seulement en Irak, mais au Liban (et) dans le processus de paix palestinien ». Selon un haut...
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