Le défenseur brésilien Roberto Carlos a confirmé hier son départ du Real Madrid à la fin de la saison, assurant que « cette fois » il quittait le club « pour de bon », après avoir été donné partant à chaque intersaison, mais sans préciser sa destination.
« Cette fois, je m’en vais pour de bon. Les années précédentes, je restais parce que le club ne me donnait pas la possibilité de partir », a-t-il déclaré au quotidien El País, expliquant chercher d’« autres motivations ».
Le joueur de 34 ans a indiqué être en « négociation avec quelques équipes européennes qui vont jouer la Ligue des champions », mais ajouté qu’il n’annoncerait l’identité de sa future équipe que le 19 juin, à la fin de la Liga.
Le champion du monde, qui n’avait jamais caché son désir de terminer sa carrière au Brésil, ne retournera finalement pas au pays « parce qu’il y a trop de pression, et quand tu perds, tout le monde est contre toi »
« Je ne suis plus un petit jeune, je ne veux plus supporter les pressions et les polémiques. Maintenant, je veux vivre tranquillement », a-t-il poursuivi.
Roberto Carlos a joué onze ans sous les couleurs du Real Madrid, avec lequel il a notamment remporté trois Ligues des champions (1998, 2000, 2002), deux Coupes intercontinentales (1998, 2002) et trois championnats d’Espagne (1997, 2001, 2003).
Vendeur de maillots
Interrogé sur l’évolution du club merengue, le Brésilien n’a pas caché sa nostalgie de l’ère Lorenzo Sanz, son président préféré, entre 1995 et 2000.
Avec l’arrivée de son successeur Florentino Perez (2000-2006), « le club s’est transformé en une entreprise de vente de maillots, a-t-il déploré. Lorenzo n’avait pas une situation financière pour relever le club, mais il a réussi à faire une équipe avec Seedorf, Panucci Suker, Mijatovic... C’était un passionné, il vivait le football ».
Le joueur estime que l’équipe actuelle du Real est « la meilleure défensivement parlant » et qu’« en tant que défenseur, (il était) très heureux d’encaisser peu de buts ».
Sur le départ de son compatriote Ronaldo à l’AC Milan, il a estimé que le conflit entre l’attaquant et l’entraîneur Fabio Capello était « la faute des deux (Ronaldo et Fabio Capello). Ronnie savait qu’il devait s’améliorer, et rapidement. Capello lui a mis la pression en ce sens, pour qu’il s’entraîne bien et maigrisse ».
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