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Triomphe historique de Manchester United (7-1)

Manchester United, dont les Cassandre annonçaient le crépuscule, a ridiculisé hier la défense de l’AS Rome (7-1), la meilleure du championnat d’Italie, pour marquer les esprits avant sa première demi-finale de Ligue des champions depuis 2002. Alex Ferguson, avait demandé aux siens de « retrouver leur élan offensif ». Dans ses rêves les plus fous, il n’avait pas envisagé les voir marquer en une rencontre plus de buts que tous les adversaires de la Roma dans ses neuf matchs précédents (5). Comment son équipe, diminuée, poussive samedi en championnat à Portsmouth, pouvait-elle espérer remporter son plus large triomphe européen et infliger aux Italiens la pire humiliation de leur histoire continentale ? S’il avait fallu parier avant la rencontre sur une faillite défensive, beaucoup auraient misé sur Manchester, privé de Nemanja Vidic et de Gary Neville, avec un Edwin Van der Sar peu en réussite en ce moment. La présence à la place de Louis Saha, blessé, d’Alan Smith sur la feuille de match, jamais titularisé en championnat cette saison, qui n’avait plus marqué depuis novembre 2005, ne pouvait qu’aviver un scepticisme renforcé par l’absence de Paul Scholes. Et pourtant... La frappe de Francesco Totti (6) et les velléités offensives italiennes étaient des faux semblants. Après quelques brèves échauffourées avec leurs homologues anglais, les 3 800 supporteurs romains assistaient médusés à la capilotade de la Roma, notamment du défenseur central Christian Chivu, catastrophique. Sur les ailes, Christian Panucci et Marco Cassetti assistaient aux déboulés de Wayne Rooney, Ryan Giggs ou de Cristiano Ronaldo, comme des vaches regardant passer les trains. Orgie offensive Ronaldo repiquait et servait Michael Carrick, pas attaqué, dont la frappe en feuille morte laissait pantois le gardien brésilien Doni inexplicablement avancé (1-0, 11). Commençait le « festival Chivu ». À l’issue d’un mouvement amorcé par Gabriel Heinze, Smith profitait de la faillite du Roumain pour tirer un trait sur sa longue blessure d’un nouveau tir flottant (2-0, 17). Venait le tour de Ronaldo et Rooney, dont le silence en Ligue des champions a fait couler beaucoup d’encre. Le second se jouait du Roumain pour exploiter un centre de la droite du premier (3-0, 19). Les jeux étaient faits, mais le calice n’était pas bu jusqu’à la lie. Le Portugais contournait le « poteau Chivu » pour adresser une frappe du droit victorieuse (4-0, 44) avant de prolonger dans le but vide un centre de Giggs (5-0, 49). Carrick, peu habitué aux joies du buteur, remettait le couvert d’une frappe somptueuse en pleine lucarne (6-0, 60) avant que Patrice Evra ne fête sa rentrée sur le terrain d’un tir à la limite de la surface (7-1, 81). Grand seigneur à peu de frais, Old Trafford avait auparavant applaudi la belle volée de Daniele De Rossi pour « réduire le score », expression peu adaptée en l’espèce (6-1, 69). Dans quelques années, quand le duel sera évoqué dans les bars de Rome et Manchester, peu évoqueront les incidents de l’aller. Il sera question d’orgie offensive. Tournée gratuite pour ceux qui donneront l’ordre exact des buteurs !
Manchester United, dont les Cassandre annonçaient le crépuscule, a ridiculisé hier la défense de l’AS Rome (7-1), la meilleure du championnat d’Italie, pour marquer les esprits avant sa première demi-finale de Ligue des champions depuis 2002.
Alex Ferguson, avait demandé aux siens de « retrouver leur élan offensif ». Dans ses rêves les plus fous, il n’avait pas envisagé les voir marquer en une rencontre plus de buts que tous les adversaires de la Roma dans ses neuf matchs précédents (5).
Comment son équipe, diminuée, poussive samedi en championnat à Portsmouth, pouvait-elle espérer remporter son plus large triomphe européen et infliger aux Italiens la pire humiliation de leur histoire continentale ?
S’il avait fallu parier avant la rencontre sur une faillite défensive, beaucoup auraient misé sur Manchester,...