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Sarkozy : Les ennemis du Liban, ce sont les groupes armés

Le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle française, Nicolas Sarkozy, a affirmé dans une interview à la Revue du Liban, à paraître aujourd’hui, vendredi, que « les ennemis du Liban, ce sont les groupes armés ». « Il faut que les Libanais le sachent », a-t-il notamment précisé sur ce plan. Abordant dans le cadre de l’interview le dossier des relations franco-libanaises, M. Sarkozy a déclaré : « Le Liban est un des rares pays dans la région où des hommes et des femmes de différentes confessions sont capables de vivre ensemble. Ce que j’ai voulu dire lorsque j’ai parlé du “miracle libanais”, c’est que nous ne pouvions laisser mourir une telle merveille. Parce que l’amitié qui nous lie à nos frères libanais est unique et indéfectible, la place de la France sera toujours aux côtés du peuple libanais quand il souffre. J’ai été, comme tous les Français, profondément touché par le drame qu’ont enduré les Libanais l’été dernier et j’ai tenu à plusieurs reprises à leur exprimer toute ma solidarité. » Et d’ajouter : « Si la France doit choisir un camp au Liban, c’est celui de la paix et du respect de la souveraineté libanaise. J’ai toujours conçu l’amitié franco-libanaise comme une relation entre deux peuples, entre deux nations, et non comme celle de la France avec telle ou telle communauté. Croire que notre relation avec les uns ne peut grandir qu’au détriment des autres est une grave erreur. Mais parce que nous sommes les amis des Libanais, nous leur devons la franchise. Et être franc aujourd’hui, c’est trouver le courage de leur dire que les groupes armés qui prétendent agir pour le bien du peuple libanais sont, en fait, ceux qui le privent d’une paix à laquelle il aspire tant. Il faut que les Libanais le sachent : les ennemis du Liban et de sa souveraineté, ce sont d’abord les groupes armés. » Concernant les rapports avec l’Iran, M. Sarkozy a déclaré : « Il est vrai que, depuis qu’il est débarrassé de son rival historique maintenant affaibli, l’Iran s’est déployé comme une puissance régionale dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’est pas apaisante. Je veux être très clair : pour moi, l’accès de l’Iran à l’arme nucléaire est inacceptable. La France doit continuer à agir pour que la communauté internationale reste unie et ferme, comme elle l’a été en adoptant à l’unanimité la résolution 1737 et en décidant il y a peu de renforcer les sanctions. La pression sur Téhéran doit se poursuivre si le régime iranien ne change pas de comportement. C’est, désormais, à l’Iran de choisir entre les sanctions et l’isolement croissant ou la coopération. En contrepartie, la communauté internationale doit garantir aux autorités iraniennes qu’elle tiendra ses engagements, notamment l’accès au nucléaire civil, si Téhéran respecte ses obligations internationales. Je me réjouis qu’il y ait, aujourd’hui, en Iran un véritable débat : les Iraniens ont conscience que le comportement de leur président les isole tous les jours un peu plus sur la scène internationale et que cet isolement coûte cher. D’autant que, dans leur immense majorité, les Iraniens ne se reconnaissent pas dans le discours de haine de leur président. Le revers subi par le président Ahmadinejad aux dernières élections municipales est bien la preuve qu’il y a, dans la société iranienne, un vrai désir de changement. »
Le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle française, Nicolas Sarkozy, a affirmé dans une interview à la Revue du Liban, à paraître aujourd’hui, vendredi, que « les ennemis du Liban, ce sont les groupes armés ». « Il faut que les Libanais le sachent », a-t-il notamment précisé sur ce plan.
Abordant dans le cadre de l’interview le dossier des relations franco-libanaises, M. Sarkozy a déclaré : « Le Liban est un des rares pays dans la région où des hommes et des femmes de différentes confessions sont capables de vivre ensemble. Ce que j’ai voulu dire lorsque j’ai parlé du “miracle libanais”, c’est que nous ne pouvions laisser mourir une telle merveille. Parce que l’amitié qui nous lie à nos frères libanais est unique et indéfectible, la place de la France sera toujours aux côtés du...