L’Érythrée interdit l’excision, une pratique ancestrale et barbare
le 06 avril 2007 à 00h00
Le gouvernement érythréen a interdit l’excision, une mutilation sexuelle barbare qui concerne plus de neuf femmes sur dix dans ce pays africain, mais l’arrêt effectif de cette pratique ancestrale passera avant tout par un changement des mentalités, selon l’Unicef. Toute personne « qui demande, incite ou fait la promotion de l’excision (...) et échoue à informer les autorités rapidement (d’un cas d’excision) sera passible d’une amende ou d’une peine de prison », a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le ministère érythréen de l’Information, sans préciser le montant de l’amende ni la durée de la peine. « L’excision met gravement en danger la santé des femmes, cause une souffrance énorme, en plus de menacer leur vie », a-t-il rappelé. L’interdiction est entrée en vigueur le 31 mars. L’Érythrée, État de la Corne de l’Afrique, entre ainsi dans le cercle des pays africains où l’excision est interdite, notamment le Ghana, le Sénégal, le Burkina Faso. L’interdiction n’a cependant pas suffi pour faire disparaître cette pratique dans ces pays. L’excision, qui consiste en l’ablation de certaines parties génitales, est une coutume pratiquée principalement en Afrique. Elle concerne 94 % des femmes érythréennes, selon l’Union nationale des femmes érythréennes. Elle est pratiquée aussi bien par les musulmans que par les chrétiens dans ce pays où la moitié de la population est chrétienne et l’autre moitié musulmane, mais elle est dénoncée depuis longtemps par le gouvernement.
Le gouvernement érythréen a interdit l’excision, une mutilation sexuelle barbare qui concerne plus de neuf femmes sur dix dans ce pays africain, mais l’arrêt effectif de cette pratique ancestrale passera avant tout par un changement des mentalités, selon l’Unicef. Toute personne « qui demande, incite ou fait la promotion de l’excision (...) et échoue à informer les autorités rapidement (d’un cas d’excision) sera passible d’une amende ou d’une peine de prison », a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le ministère érythréen de l’Information, sans préciser le montant de l’amende ni la durée de la peine. « L’excision met gravement en danger la santé des femmes, cause une souffrance énorme, en plus de menacer leur vie », a-t-il rappelé. L’interdiction est entrée en vigueur le 31 mars....
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