L’alléchant FC Séville-Tottenham, entre le tenant du titre et le club le plus titré du lot, domine le plateau des quarts de finale aller de la Coupe de l’UEFA opposant ce soir des clubs qui ne se sont encore jamais rencontrés à la table européenne.
À chaque rencontre, un contraste de saveurs : la rugueuse équipe d’Osasuna, pour la première fois à ce niveau, contre les vieux briscards du Bayer Leverkusen ; la rigueur insufflée par Louis Van Gaal à l’AZ Alkmaar contre le football savoureux du Werder Brême ; et le petit club de Barcelone (l’Espanyol) contre le grand de Lisbonne (Benfica).
À 102 ans, le FC Séville vit sa plus belle saison depuis longtemps. Il joue le titre en Liga et reste en course pour la passe de deux en C3, exploit seulement réalisé par des clubs espagnols (FC Barcelone, 1958 et 1960 – le tournoi durait deux ans –, Valence, 1962 et 1963, et le Real Madrid 1985 et 1986).
Tottenham, encore contraint cette saison de renoncer assez tôt à ses ambitions en Premier League, a reporté son appétit sur cette C3 qu’il a déjà remportée deux fois, en 1972 et 1984.
Ce Séville-Tottenham, joué en plein jeudi saint, sacré en Andalousie, est aussi pimenté par la présence de quelques merveilleux techniciens comme Kanouté, Daniel Alves (Séville), Berbatov ou Robbie Keane (Tottenham).
Brême a, lui, perdu la fluidité et l’efficacité de son jeu, qui lui avaient permis de dominer la Bundesliga avant d’en céder le commandement à Schalke 04 après trois défaites de rang.
Mais le Werder s’est depuis ressaisi, même si son buteur Miroslav Klose n’a plus marqué depuis janvier, soit 695 minutes. Gare toutefois à Alkmaar, le club qui monte aux Pays-Bas, s’immiscant dans le triptyque PSV-Ajax-Feyenoord sous la conduite de Van Gaal.
L’AZ est en outre un petit spécialiste de l’épreuve, demi-finaliste en 2005 et finaliste en 1981, et invaincu à domicile dans son histoire en Coupe d’Europe, soit 29 matches.
Le bizuth navarrais Osasuna ne part pas favori contre le Bayer et ses cadres en pleine forme, Voronine et Schneider. Mais Pampelune retrouve Soldado et Milosevic à la pointe de l’attaque, et son entraîneur José Angel Ziganda promet d’être « un rival très dur à affronter ».
Enfin « Benfica est favori en raison de son histoire, de son équipe et parce qu’ils ont l’avantage de jouer chez eux », selon le milieu de l’Espanyol Ivan de La Pena lui-même, mais les Catalans rêvent toujours de retrouver la finale de la C3, comme en 1988, où ils avaient perdu contre Leverkusen aux tirs au but.
Le programme
Voici le programme des rencontres, heure de Beyrouth :
(20h) Leverkusen (All)-Osasuna (Esp)
(21h45) AZ Alkmaar (NED)-Werder Brême (All)
FC Séville (Esp)-Tottenham (G-B)
Espanyol Barcelone (Esp)-Benfica (Por)
Matchs retour le jeudi 12 avril.
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