L’Américain Michael Phelps sur 200m papillon et la Française Laure Manaudou sur 200m libre ont mis hier leurs empreintes de géants sur la quatrième journée de natation course des Mondiaux 2007, en s’adjugeant le titre et le record du monde.
Phelps est magique, définitivement magique. Trop fort pour ses adversaires. Mardi, il avait commencé par envoyer aux oubliettes le chrono réputé intouchable pour encore longtemps de l’icône locale Ian Thorpe (1’46’’28) et pousser le Néerlandais Pieter van den Hoogenband (VDH) vers la sortie.
24 heures après, il y a encore exprimé toute sa puissance. Sur l’un de ses terrains de jeu favoris, le 200 m papillon, il a donné l’impression de nager sur une autre planète (1’52’’09). À des années lumière du Chinois Peng Wu (1’55’’13) et du Russe Nikolay Skvortsov (1’55’’22).
Trois titres depuis le début de la compétition avec le 4x100 m, trois records du monde depuis le début de l’année. Rien ne semble arrêter le « Kid de Baltimore » qui a pris soin d’écraser de son talent les demi-finales du 200 4 nages (1’57’’94). Avant de s’attaquer jeudi, en finale, au record.
Après l’Américain, c’est donc la Française qui a fait exploser les chronos. Pour se préserver, elle a déclaré forfait du 50 m dos qui précédait sa course. Malgré cela, au moment de plonger, elle n’était pas vraiment la favorite. L’Italienne Federica Pellegrini avait en effet battu le record du monde en demi-finale.
Mais la double championne du monde du 400 m nage est partie sans complexe. Comme elle sait le faire : très vite. Oubliées les fatigues de la veille après son parcours de folie concrétisé par une médaille d’argent et un record d’Europe au 100 dos (58’’87) !
Sourire
Sans pression sauf son amour immodéré pour la victoire, elle est allée à la conquête d’une nouvelle gloire. 50 m, 100 m, 150 m, elle a été en avance sur le temps de l’Italienne. Les derniers mouvements ont été difficiles. La douleur sûrement intense. Mais elle n’a pas lâché (1’55’’52).
Un œil sur le tableau d’affichage, un sourire a éclairé son visage. Elle a gagné et surtout pulvérisé le temps de Pellegrini (1’56’’47). Preuve d’une finale exceptionnelle, la dauphine de Manaudou, l’Allemande Annika Lurz, a fini sous le record du monde (1’55’’68). Quant à l’Italienne, 3e en 1’56’’97, elle est à peine au-dessus.
Dans une session encore hors du commun, une troisième marque planétaire est tombée. Celle du 50 m dos par une autre Américaine, Leila Vaziri (28’’16) en demi-finales. Mais l’histoire retiendra surtout la première victoire d’un Maghrébin, le Tunisien Oussama Mellouli (7’46’’95) sur le 800 m nage libre.
Le succès de Mellouli s’est inscrit dans l’arrivée massive d’une nouvelle génération. Face à celle de l’Australien Grant Hackett hors de forme et septième d’une épreuve qui a offert à son compatriote Craig Stevens (7’48’’67) un joli bronze et un bel argent au Polonais Przemyslaw Stanczyk (7’47’’91).
Pour l’avenir, Hackett a de quoi douter. VDH aussi. Même s’il n’a peut-être pas dit son dernier mot. Il lui reste le 100 m nage libre (48’’72). Mais face à lui, il trouvera de gros bras : l’Américain Jason Lezak (48’’61) ou le tenant italien Filippo Magnini (48’’60)... La finale pourrait aller très rapide.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Américain Michael Phelps sur 200m papillon et la Française Laure Manaudou sur 200m libre ont mis hier leurs empreintes de géants sur la quatrième journée de natation course des Mondiaux 2007, en s’adjugeant le titre et le record du monde.
Phelps est magique, définitivement magique. Trop fort pour ses adversaires. Mardi, il avait commencé par envoyer aux oubliettes le chrono réputé intouchable pour encore longtemps de l’icône locale Ian Thorpe (1’46’’28) et pousser le Néerlandais Pieter van den Hoogenband (VDH) vers la sortie.
24 heures après, il y a encore exprimé toute sa puissance. Sur l’un de ses terrains de jeu favoris, le 200 m papillon, il a donné l’impression de nager sur une autre planète (1’52’’09). À des années lumière du Chinois Peng Wu (1’55’’13) et du Russe Nikolay Skvortsov...