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Rizk : Il faut développer un système politique moderne

Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a estimé hier qu’il était temps de développer le système politique libanais, non pas par le biais de modifications constitutionnelles mais bien « en appliquant la Constitution » et en opérant des modifications « dans le système électoral », un système qui, « malheureusement », continue de consacrer « les considérations religieuses », a déclaré M. Rizk. Dans un entretien accordé au journal al-Anba’, le ministre de la Justice a fait savoir qu’il fallait désormais dépasser le système confessionnel afin de tendre vers des « formules politiques plus modernes », ce qui est, en soi, « possible ». Pour M. Rizk, c’est le président de la République qui doit « avoir une connaissance suffisante de ces choses pour qu’il puisse convaincre les gens » de cela. « Tout cela dépend d’une seule chose : que la personne qui assume le poste de président de la République soit consciente du fait que (...) le pouvoir exécutif est entre les mains du Conseil des ministres », a ajouté le ministre de la Justice, avant de souligner que le chef de l’État ne doit pas se contenter d’être un « arbitre ». Il doit aussi être une « référence », selon les propres termes de M. Rizk. Sur un autre plan, le ministre de la Justice a déclaré qu’il était sur le point d’élaborer une étude approfondie sur la question du quorum nécessaire pour l’élection du président de la République. Charles Rizk a ainsi confié que plusieurs spécialistes du droit constitutionnel allaient être consultés sur ce plan. Revenant à l’épineux problème du tribunal international, il a fait savoir qu’aucune remarque officielle ne lui était parvenue, ajoutant que « ceux qui critiquent le statut du tribunal international ne l’ont pas lu ». M. Rizk s’est en outre dit surpris de la réaction favorable de certains à l’égard du juge Brammertz et de la commission d’enquête, et de leur méfiance affichée à l’égard du tribunal international.

Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a estimé hier qu’il était temps de développer le système politique libanais, non pas par le biais de modifications constitutionnelles mais bien « en appliquant la Constitution » et en opérant des modifications « dans le système électoral », un système qui, « malheureusement », continue de consacrer « les considérations religieuses », a déclaré M. Rizk.
Dans un entretien accordé au journal al-Anba’, le ministre de la Justice a fait savoir qu’il fallait désormais dépasser le système confessionnel afin de tendre vers des « formules politiques plus modernes », ce qui est, en soi, « possible ». Pour M. Rizk, c’est le président de la République qui doit « avoir une connaissance suffisante de ces choses pour qu’il puisse convaincre les gens » de cela.
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