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Pharaon : Une fois de plus, Lahoud source du conflit...

«Une fois de plus depuis la prorogation de son mandat, le président de la République, Émile Lahoud, se retrouve au cœur du conflit au lieu d’être au cœur de la solution. » C’est ce qu’a affirmé hier le ministre d’État aux Affaires du Parlement, Michel Pharaon, dans un entretien accordé à Radio-Liban. Le président Lahoud « contrevient à la Constitution, aux usages et aux règles du jeu démocratique avec une sorte de haine politique et de chantage. Il n’est guère concerné par le dialogue, à tel point qu’il a félicité, il y a quelques jours, les protestataires au centre-ville », a indiqué M. Pharaon. M. Pharaon a rappelé que « le Premier ministre accompagnait toujours le président de la République dans le cadre des délégations officielles, tout particulièrement lors des sommets qui ont précédé Taëf ». « Cependant aujourd’hui, après l’accord de Taëf, le pouvoir exécutif est entre les mains du Conseil des ministres réuni. Nous savons tous que les présidents et les rois sont, dans d’autres États, à la tête du pouvoir exécutif. Ce n’est pas le cas au Liban, où le pouvoir appartient au gouvernement réuni. C’est ce dernier qui est l’autorité habilitée à former des délégations, alors que le président de la République tente aujourd’hui de tenir à l’écart le gouvernement, ses membres et la majorité parlementaire, lesquels façonnent la politique du Liban », a-t-il indiqué. Michel Pharaon a précisé que le Liban sera représenté au sommet de Ryad différemment qu’au sommet arabe précédent de Khartoum. « À Khartoum, le Liban a été représenté par une seule délégation, même si le conflit portait sur le contenu de l’alinéa concernant le Liban dans la déclaration finale. Aujourd’hui, sur le plan de la forme, le Liban va être représenté par deux délégations, et il y aura certains problèmes d’ordre protocolaire, alors que le président Lahoud pouvait trouver une solution en dépit des conflits. D’autant que tous les sommets arabes ont soutenu le Liban et sa politique et se sont tenus au côté de son gouvernement après l’intifada de l’indépendance. Il en va de l’image du Liban devant les instances internationales », a noté M. Pharaon. « Le Premier ministre Fouad Siniora a épuisé tous les recours et déployé tous les efforts possibles pour une solution. Nous attendions du président Émile Lahoud qu’il prenne l’initiative de parrainer une solution à la question de la formation de la délégation. Le gouvernement sera représenté par une délégation présidée par M. Siniora, ce qui créera sans doute un sentiment de gêne au sommet », a-t-il ajouté.
«Une fois de plus depuis la prorogation de son mandat, le président de la République, Émile Lahoud, se retrouve au cœur du conflit au lieu d’être au cœur de la solution. » C’est ce qu’a affirmé hier le ministre d’État aux Affaires du Parlement, Michel Pharaon, dans un entretien accordé à Radio-Liban.
Le président Lahoud « contrevient à la Constitution, aux usages et aux règles du jeu démocratique avec une sorte de haine politique et de chantage. Il n’est guère concerné par le dialogue, à tel point qu’il a félicité, il y a quelques jours, les protestataires au centre-ville », a indiqué M. Pharaon.
M. Pharaon a rappelé que « le Premier ministre accompagnait toujours le président de la République dans le cadre des délégations officielles, tout particulièrement lors des sommets qui ont précédé...