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La majorité veut continuer à croire au dialogue avec Berry Philippe ABI-AKL

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Et inversement, bien entendu. Malgré les erreurs ou les contrevérités qui, selon les loyalistes, ont émaillé la conférence de presse de M. Nabih Berry, le fil du dialogue n’est pas rompu, à leurs yeux. D’ailleurs, si des critiques ou des ripostes ont fusé de-ci ou de-là dans les rangs des formations majoritaires, nombre de pôles éminents s’abstiennent de commenter les propos du leader d’Amal, pour ne pas envenimer les choses. Ils évitent de même de relever qu’il a manifestement choisi son timing pour contrer l’initiative des députés du 14 Mars rassemblés place de l’Étoile, le jour de l’ouverture de la session parlementaire du printemps, aux fins de protester de la sorte contre le sabotage des institutions, la leur en premier, par les prosyriens. Dont M. Berry, accusé d’agir pour servir les desseins agressifs de Damas qui s’en prend autant à l’État libanais qu’à l’économie de ce pays, via le sit-in des tentes. Dans l’entourage du chef du Courant du futur, on conseille aux députés membres du bloc de ne pas réagir à la conférence de presse du chef du Législatif. Une retenue que d’autres cadres du 14 Mars n’approuvent pas vraiment. Car, selon eux, il faut au contraire mettre bien les points sur les i, souligner les erreurs, les imprécisions ou les contrevérités dont M. Berry a truffé son discours, afin que ce qu’il a pu dire ne soit pas pris pour argent comptant par l’opinion publique. Les haririens soulignent cependant que M. Berry, qui réaffirme sa foi dans le dialogue et se dit prêt à le poursuivre, n’aurait donc pas dû se déchaîner comme il l’a fait. Ils rappellent que leur propre leader a toujours pris soin d’entourer de la plus grande discrétion ses échanges avec M. Berry. Par souci d’efficacité, pour éviter les contre-effets de fuites médiatiques. Alors qu’en face, on s’est comporté différemment. En laissant entendre, ou même en déclarant ouvertement, que l’on est parvenu à s’entendre sur presque tout. Pour être exact, contrairement aux assertions de ses partenaires opposants, M. Berry a reconnu que concernant la formule gouvernementale 19/11, il n’avait pas obtenu l’accord de M. Hariri. Mais il a soutenu que c’était bien le seul élément sur lequel il n’y avait pas eu d’entente. Ce que les majoritaires contestent. En signalant, à l’appui de leurs dires, qu’au sujet du tribunal, M. Berry et les autres opposants n’ayant pas dévoilé les amendements qu’ils veulent proposer, ne peuvent pas, ne doivent pas, prétendre qu’on leur a dit oui, comme cela, à l’aveuglette. Parallèlement, des loyalistes confirment que la majorité a remis au médiateur saoudien Khoja, en prélude au dialogue intérieur, un projet de solution complète. Ils refusent d’en divulguer la teneur précise, afin de ne pas provoquer de discussions, ou de polémiques publiques qui entraveraient le dialogue avec M. Berry. Mais des sources informées certifient que le document se fonde sur l’adoption du tribunal sans modification fondamentale du statut. Puis sur une formule ministérielle de 19/10/1, en vue de l’application des sept points du plan Siniora, comme de la 1701, pour réactiver les institutions, y transposer le dialogue et préparer la présidentielle. En tout cas, les pôles de la majorité soulignent en chœur leur pleine confiance en M. Hariri, qui a carte blanche pour négocier. Ils affichent une solidarité totale. Ils souhaitent que M. Berry, à part son propre rôle de négociateur politique pour le compte du 8 Mars, prenne soin de respecter ses responsabilités, ses obligations et ses devoirs en tant que président de la Chambre. Et qu’il cesse tout amalgame entre ses différentes casquettes. Certains indiquent, comme exemple, que lorsque des étrangers lui rendent visite en tant que président de la Chambre, il les reçoit fréquemment en présence de cadres de son mouvement Amal, ce qui ne se fait pas. Ils ajoutent que ce n’est pas à M. Berry de juger, comme il le fait, de la légalité et de la légitimité du gouvernement. Le constitutionnaliste Hassan Rifaï relève que ce n’est pas non plus la prérogative du chef de l’État. Et il dénonce le 19/11 comme une hérésie.
Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Et inversement, bien entendu. Malgré les erreurs ou les contrevérités qui, selon les loyalistes, ont émaillé la conférence de presse de M. Nabih Berry, le fil du dialogue n’est pas rompu, à leurs yeux. D’ailleurs, si des critiques ou des ripostes ont fusé de-ci ou de-là dans les rangs des formations majoritaires, nombre de pôles éminents s’abstiennent de commenter les propos du leader d’Amal, pour ne pas envenimer les choses. Ils évitent de même de relever qu’il a manifestement choisi son timing pour contrer l’initiative des députés du 14 Mars rassemblés place de l’Étoile, le jour de l’ouverture de la session parlementaire du printemps, aux fins de protester de la sorte contre le sabotage des institutions, la leur en premier, par les prosyriens. Dont M....