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L’ex-directeur de l’OM en vedette au procès Tuzzio

En l’absence des principaux prévenus, dont l’ex-champion du monde Franck Lebœuf, l’ancien directeur financier de l’Olympique de Marseille Pierre Dubiton a occupé le devant de la scène hier à l’ouverture du procès sur le transfert suspect de l’Argentin Eduardo Tuzzio. L’ancien joueur, des ex-dirigeants de l’OM, le joueur argentin et des intermédiaires sont poursuivis pour « faux, usage de faux, abus de biens sociaux et recel ». Le transfert de Tuzzio, passé en quelques semaines de San Lorenzo de Almagro (Argentine) à Marseille, via un détour par le Servette de Genève, aurait donné lieu à une surfacturation douteuse. À peine entamée, l’audience a été marquée par les vifs échanges entre le président du tribunal Vincent Turbeaux et l’ancien dirigeant marseillais. Excédé par les gesticulations de Pierre Dubiton et des interventions incisives de son avocat, Éric Dupond-Moretti, le magistrat a même temporairement suspendu les débats pour « ne pas faire de l’audience un champ de bataille ». Poing rageur et menaçant mis en avant, l’ex-directeur financier du club s’en est pris au procureur, Xavier Bonhomme, coupable à ses yeux de mettre en doute ses affirmations. « Arrêtez votre caporalisme », a lancé son avocat au président du tribunal qui l’exhortait à se taire. « Je ne suis pas Napoléon Bonaparte, mais vous n’êtes pas Joséphine de Beauharnais », a vertement répliqué Vincent Turbeaux. Le président s’est interrogé faussement sur les raisons qui ont poussé l’ancien parachutiste, né à Oran en 1942, à plonger dans la nébuleuse financière du club marseillais. « J’avais été surpris de la façon dont était organisé le club de manière juridique entre 1997 et 1999. Mais là, on atteint des sommets », s’est exclamé le magistrat, qui a déjà conduit les débats sur l’affaire des comptes de l’OM en mars 2006. « Sept légions d’honneur » Expert-comptable depuis 1972 et ancien juge consulaire pendant près de 12 ans, Dubiton a réfuté toute malversation au sein du club. « Je ne suis pas venu à l’OM pour gagner de l’argent. La famille Dubiton, c’est sept Légions d’honneur. » L’homme, qui a démissionné une première fois de l’OM en septembre 1997, est revenu au club en mai 2001 doté d’un mandat de l’actionnaire majoritaire Robert Louis-Dreyfus lui assurant les pleins pouvoirs dans la gestion administrative et financière. « Je n’ai jamais discuté des primes et du salaire d’un joueur. Je ne décidais de rien, c’est Bernard Tapie qui décidait de tout », s’est-il défendu. La cohabitation avec l’ancien président du club, revenu à l’OM en 2001 en qualité de directeur sportif, a toujours été explosive. « Tapie, je ne lui parlais pas. Ce n’est pas mon copain », a reconnu Pierre Dubiton. L’accusation reproche à Franck LebŒuf d’avoir touché 457 000 euros lors du transfert de l’Argentin en paiement d’une créance due par le club marseillais. Son avocat, Me Christophe de Watrigan, a dit au tribunal que son client était aux États-Unis en « cours d’acquisition de la carte verte » et ne pouvait quitter Los Angeles où il réside. Franck Lebœuf, comme Éduardo Tuzzio et l’intermédiaire argentin Hector Vargas seront jugés par défaut. Agent de joueur déjà condamné à 18 mois de prison dans l’affaire des comptes de l’OM, Gilbert Sau était pour sa part présent à l’audience du tribunal correctionnel. Y assistaient aussi l’ancien PDG du Servette de Genève Christian Hervé et l’ex-manager général du club suisse Patrick Trotignon. Le 2 juillet 2001, Tuzzio avait signé à l’OM, pour quatre ans et 2,2 millions d’euros, un contrat résilié quelques jours plus tard. L’Argentin avait signé dans la foulée un second contrat en faveur du Servette avant que le club suisse ne le revende, quatre jours plus tard, à l’OM pour 6,4 millions d’euros. Le procès, qui devait initialement se tenir au mois d’octobre 2006, est programmé sur trois jours.
En l’absence des principaux prévenus, dont l’ex-champion du monde Franck Lebœuf, l’ancien directeur financier de l’Olympique de Marseille Pierre Dubiton a occupé le devant de la scène hier à l’ouverture du procès sur le transfert suspect de l’Argentin Eduardo Tuzzio.
L’ancien joueur, des ex-dirigeants de l’OM, le joueur argentin et des intermédiaires sont poursuivis pour « faux, usage de faux, abus de biens sociaux et recel ».
Le transfert de Tuzzio, passé en quelques semaines de San Lorenzo de Almagro (Argentine) à Marseille, via un détour par le Servette de Genève, aurait donné lieu à une surfacturation douteuse.
À peine entamée, l’audience a été marquée par les vifs échanges entre le président du tribunal Vincent Turbeaux et l’ancien dirigeant marseillais.
Excédé par les gesticulations...