Nucléaire
Des inspecteurs de l’AIEA visitent des installations iraniennes
le 21 mars 2007 à 00h00
Des inspecteurs de l’AIEA ont visité les installations nucléaires iraniennes à Natanz (centre) hier, ont indiqué des diplomates sans préciser si un litige concernant la surveillance d’un bunker stratégique sous-terrain a été résolu. Un diplomate a précisé que les experts de l’AIEA ont visité le bunker sous-terrain à Natanz où l’Iran construit une installation nucléaire à niveau industriel pour fabriquer de l’uranium enrichi. Ce dernier peut servir à la production d’énergie à des fins pacifiques et civiles, mais il peut aussi être à la base de la fabrication d’une bombe atomique. Samedi, l’Iran a empêché les inspecteurs de l’AIEA de visiter le site de Natanz dans le but, selon un autre diplomate, de cacher le travail sous-terrain effectué pour installer des centrifugeuses. Ces installations fonctionnent à vitesse supersonique pour enrichir l’uranium.
Parallèlement, démentant des informations publiées par le New York Times, l’ambassadeur de Russie à l’ONU a démenti hier que Moscou ait adressé un ultimatum à l’Iran pour son refus de suspendre son programme d’enrichissement d’uranium comme l’exigent les Nations unies. Selon le New York Times d’hier, la Russie refuserait de livrer du combustible à l’Iran pour sa centrale nucléaire de Bouchehr s’il ne suspendait pas son programme d’enrichissement d’uranium.
« Je peux vous dire que l’article (du New York Times) n’est pas exact, qu’il n’y a eu aucun ultimatum russe d’aucune sorte à l’Iran », a déclaré à la presse l’ambassadeur, Vitaly Tchourkine. « Nous continuons à considérer le projet de Bouchehr comme étant hors du champ de la résolution 1737 et également du projet de résolution qui est en préparation actuellement à New York », a-t-il ajouté. « Nous continuons à coopérer au sein des Six sur la base de notre stratégie commune face à l’Iran, nous continuons d’espérer que l’Iran donnera une réponse positive à l’offre généreuse qui lui a été faite par les Six et nous continuons à travailler au projet de Bouchehr, qui est un projet économique n’ayant rien à voir » avec les résolutions, a-t-il encore dit.
Les Six – les cinq permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et l’Allemagne – se sont mis d’accord la semaine dernière sur un projet de résolution qui prévoit d’alourdir les sanctions commerciales et économiques imposées à l’Iran pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles. Ce projet doit être discuté en séance plénière du Conseil aujourd’hui.
L’Iran a lui aussi démenti mardi l’information. Moscou a annoncé la semaine dernière des retards dans l’achèvement de la centrale de Bouchehr et dans la livraison de combustible, évoquant des retards de paiements iraniens et provoquant la colère de Téhéran.
Des inspecteurs de l’AIEA ont visité les installations nucléaires iraniennes à Natanz (centre) hier, ont indiqué des diplomates sans préciser si un litige concernant la surveillance d’un bunker stratégique sous-terrain a été résolu. Un diplomate a précisé que les experts de l’AIEA ont visité le bunker sous-terrain à Natanz où l’Iran construit une installation nucléaire à niveau industriel pour fabriquer de l’uranium enrichi. Ce dernier peut servir à la production d’énergie à des fins pacifiques et civiles, mais il peut aussi être à la base de la fabrication d’une bombe atomique. Samedi, l’Iran a empêché les inspecteurs de l’AIEA de visiter le site de Natanz dans le but, selon un autre diplomate, de cacher le travail sous-terrain effectué pour installer des centrifugeuses. Ces installations...
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