Rechercher
Rechercher

Actualités

Zimbabwe De nouveau accusé, Harare rejette toute critique

Le gouvernement zimbabwéen a vivement rejeté les critiques dont il a fait l’objet après de nouvelles interpellations violentes de dirigeants de l’opposition, estimant qu’elles reflétaient une prise de position « politique » des pays occidentaux. Après l’interpellation de Morgan Tsvangirai, président du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), il y a une semaine, un porte-parole du parti d’opposition, Nelson Chamisa, a été « grièvement blessé à la tête » dimanche, selon ses proches, alors qu’il tentait de quitter le Zimbabwe. L’Union européenne (UE) et les États-Unis ont vivement réagi. Mais Harare, qui a déjà menacé d’expulser les ambassadeurs interférant dans ses affaires intérieures, a accusé les Occidentaux de chercher à « semer le trouble » et de prendre systématiquement fait et cause pour l’opposition. « Je trouve troublant que nous n’entendions pas parler des trois femmes policiers qui luttent contre la mort à l’hôpital, ni des trois policiers qui ont été violemment frappés par le MDC », a déclaré à l’AFP le ministre adjoint de l’Information, Bright Matonga. « Alors, vraiment, en tant que pays, nous n’allons pas nous laisser impressionner », a-t-il ajouté. M. Tsvangirai est en convalescence après avoir été battu par les forces de l’ordre, qui l’ont arrêté avec des dizaines de ses partisans qui tentaient d’organiser un rassemblement contre le gouvernement le 11 mars. Les militants ont été remis en liberté, mais le dirigeant d’une faction du MDC, Arthur Mutambura, et deux autres responsables du parti ont été à nouveau arrêtés alors qu’ils tentaient samedi de prendre un avion pour l’Afrique du Sud. Un tribunal de Harare a ordonné hier la remise en liberté de M. Mutambara. Le mécontentement à l’égard du président Mugabe, 83 ans, au pouvoir depuis l’indépendance en 1980, s’accroît avec la dépression économique marquée par une inflation galopante (1 730 % en février) et quatre personnes sur cinq sans emploi. Le chef de l’État reste cependant défiant. « Nous avons laissé trop de latitude aux fauteurs de troubles et aux larbins de l’Occident », a-t-il déclaré durant le week-end. « Qu’ils sachent, ainsi que leurs maîtres, que nous ne tolérerons aucun de leurs comportements illégaux. » M. Tsvangirai a estimé, dans une interview à la radio britannique BBC, que l’attitude du gouvernement montrait que sa fin était proche.
Le gouvernement zimbabwéen a vivement rejeté les critiques dont il a fait l’objet après de nouvelles interpellations violentes de dirigeants de l’opposition, estimant qu’elles reflétaient une prise de position « politique » des pays occidentaux.
Après l’interpellation de Morgan Tsvangirai, président du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), il y a une semaine, un porte-parole du parti d’opposition, Nelson Chamisa, a été « grièvement blessé à la tête » dimanche, selon ses proches, alors qu’il tentait de quitter le Zimbabwe. L’Union européenne (UE) et les États-Unis ont vivement réagi. Mais Harare, qui a déjà menacé d’expulser les ambassadeurs interférant dans ses affaires intérieures, a accusé les Occidentaux de chercher à « semer le trouble » et de prendre systématiquement fait et...