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Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

D’un « Liban vert » à « un défi libanais » Le mouvement culturel a rendu hommage, à l’occasion de la semaine du livre, à un homme qui avait rêvé d’un Liban vert et avait œuvré à sa réalisation à travers le Plan vert et qui continue dans ses écrits à rêver d’un Liban qui surmonterait le marasme dans lequel les politiques l’ont plongé, à travers ce qu’il a appelé « le défi libanais ». Malek Basbous, car c’est de lui qu’il s’agit, est « un jeune homme » qui approche les 80 ans et qui continue à croire : c’est là la valeur de ses écrits, où il nous donne le sentiment que tout est possible, qu’il faut seulement s’atteler à la tâche et y croire, ne pas gaspiller nos ressources qui, à son avis, sont nombreuses et défier le sort qui nous enchaîne à nos divisions politiques. Dolly TALHAMI Les propos du général Chère Maria (voir L’Orient-Le jour du mardi 13 mars 2007), pourquoi demander que les efforts viennent du côté qui nous défend ? Pourquoi juger que le général est prosyrien, ne pas entendre ce qu’il dit et se contenter de ce qu’on dit qu’il a dit ? Pourquoi, lorsqu’il a demandé au Premier ministre de former une délégation de tous les partis au pouvoir et d’aller à la rencontre de ses ennemis qui l’ont chassé du Liban pour trouver une solution et essayer d’établir des relations diplomatiques avec la Syrie, on s’est hâté de le qualifier de traître ? De grâce, écoutez son discours et celui de ses alliés sur leur propre chaîne et non sur des chaînes qui déforment ses propos. Elham HOURANY Les Marada et la lettre pi M. Sleimane Frangié savait-il qu’en choisissant la lettre pi comme logo de son mouvement des Marada, il s’annonçait comme le plus farouche (mais le plus secret) des partisans du 14 Mars ? Ou bien pensait-il qu’il fallait suivre la mode des lettres grecques et qu’après l’omega du général Michel Aoun un pi élégamment tourné sur fond pistache ferait bonne figure ? Quoi qu’il en soit, on peut s’interroger sur l’intention qui se cache derrière ce choix. Quand on sait que ce symbole du rapport arithmétique de la circonférence d’un cercle à son diamètre est équivalent à 3,14, suivi, il est vrai, de milliards d’autres décimales et qu’un regroupement international de fans de pi célèbre et honore ce chiffre mystérieux et même magique le 14 mars (3 = mars, prononcé à l’anglaise march 14th, ce qui donne 3,14) de chaque année particulièrement à la prestigieuse Massachusetts Institute of Technology (MIT), on est en droit de se demander si l’inspirateur de ce drapeau a voulu jouer un mauvais tour au seigneur de Zghorta. À moins que celui-ci ait précisément opté en connaissance de cause pour ce symbole, mais pourquoi donc ? Tout éclaircissement serait le bienvenu. Wadih HADDAD Réponse à Percy Kemp La lecture de l’article de M. Percy Kemp (L’Orient-Le Jour du 8 mars) est bourré de contrevérités et de raccourcis spécieux. Comment oublier que c’est la France qui avait sorti le général Aoun du guêpier dans lequel il s’était mis, et qui l’avait hébergé durant plus d’une décennie, ce qui ne l’a pas empêché à la première occasion de cracher dans le puits où il avait bu. C’est cette même France – par le biais d’une noria de hauts fonctionnaires attelés jour et nuit à la tâche – qui s’était démenée sur tous les fronts pour que cesse l’odieux bombardement israélien du Liban de l’été dernier, finissant par emporter dans son sillage les plus obtus des responsables américains. Quant à l’assassinat de René Moawad, que vouliez-vous qu’ils fassent ? Qu’ils envahissent la Syrie peut-être, ou Israël ? Je ne parle même pas de Samir Geagea, tant il semble évident que l’affaire ne concernait que les Libanais eux-mêmes, et que toute intervention aurait été perçue comme une grossière ingérence et une atteinte à la souveraineté nationale. Déjà avec Aoun il y avait eu tant de reproches. Pour en revenir à M. Kemp, comment se fait-il qu’il ne retienne de sa société d’adoption que le consumérisme débridé et les reality shows ? Oublie-t-il que dans cette foire gigantesque où nous autres Orientaux avons choisi de vivre, pour échapper précisément aux fanatismes, intégrismes et autres obscurantismes, on peut encore dire zut sans craindre de voir notre voiture piégée et notre vie menacée ? On peut encore respirer, produire, créer, nous cultiver, être libre-penseur ou mécréant, et ne vous en déplaise, heureux ? Enfin, appeler à la rescousse Philippe de Macédoine et Alexandre le Grand pour expliquer qu’un même homme peut évincer son frère et son semblable, nous n’avions vraiment pas besoin d’une telle référence à l’Antiquité grecque pour le comprendre et nous en douter… Ceci est le propre de la race humaine et le cynisme est le lot le mieux partagé parmi les « grands » de ce monde. Et le fait que Thèbes fut fondée par Cadmos ne change rien à l’affaire ! Nous sommes les premiers à connaître et à reconnaître les manquements et les faiblesses de l’Occident. Mais que proposez-vous en échange ? Mona NASRALLAH NDLR Dans le nombreux courrier que nous recevons quotidiennement, certaines lettres comportent des passages qui seraient difficilement publiables. Pour cette raison, et aussi afin de faire paraître le plus grand nombre possible de lettres, le journal se réserve le droit de n’en reproduire que les parties les plus significatives et d’en rectifier certains termes désobligeants. En outre, chaque missive doit comporter la signature (nom et prénom) de son auteur. Les lecteurs, nous en sommes certains, le comprendront, ce dont nous les remercions par avance.
D’un « Liban vert »
à « un défi libanais »

Le mouvement culturel a rendu hommage, à l’occasion de la semaine du livre, à un homme qui avait rêvé d’un Liban vert et avait œuvré à sa réalisation à travers le Plan vert et qui continue dans ses écrits à rêver d’un Liban qui surmonterait le marasme dans lequel les politiques l’ont plongé, à travers ce qu’il a appelé « le défi libanais ».
Malek Basbous, car c’est de lui qu’il s’agit, est « un jeune homme » qui approche les 80 ans et qui continue à croire : c’est là la valeur de ses écrits, où il nous donne le sentiment que tout est possible, qu’il faut seulement s’atteler à la tâche et y croire, ne pas gaspiller nos ressources qui, à son avis, sont nombreuses et défier le sort qui nous enchaîne à nos divisions politiques.
Dolly...