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À Bruxelles, Platini défend la spécificité du sport

En défendant hier à Bruxelles la « spécificité » du sport auprès de la Commission européenne, Michel Platini, tout nouveau président de l’Union européenne de football (UEFA), a pris ses marques sur le terrain politique en étant « conscient de la difficulté de la tâche ». « Je suis heureux, car, avec le président (de la Commission européenne) José Manuel Barroso, nous avons exprimé une large convergence de points de vue, notamment pour défendre la spécificité du sport et l’autonomie des fédérations (sportives) », s’est réjoui le Français. Élu en janvier à la présidence de l’UEFA, Michel Platini était invité à Bruxelles pour présenter avec José Manuel Barroso un match programmé ce soir à Manchester (Angleterre) entre une sélection européenne et Manchester United célébrant les 50 ans du Traité de Rome, acte fondateur de l’UE. Mais l’ancien meneur de jeu de l’équipe de France en a surtout profité pour évoquer avec le dirigeant européen les grands chantiers de son mandat : la lutte contre la violence, le racisme, la corruption et le dopage, mais aussi la sécurité juridique nécessaire selon lui au développement du football. « Je ne veux plus que l’on règle les problèmes du football dans les tribunaux », avait dit Platini à la veille de son déplacement bruxellois. Il l’a répété hier. « Le football se met en difficulté tout seul : ce sont les clubs qui attaquent l’UEFA, les joueurs qui attaquent les clubs... », a-t-il regretté. Un maillot floqué « Dès juin, nous allons réviser les statuts de l’UEFA pour fédérer toutes les familles du foot au sein d’une même commission et travailler ensemble. Il faut faire en sorte que les conflits se règlent au sein même de la famille football et non ailleurs », a-t-il insisté. Barroso a quelque peu tempéré l’ardeur de Platini. « Le football a une dimension économique qui ne peut échapper aux règles du marché intérieur (européen) ou aux règles de la concurrence. Mais il y a une spécificité dans le sport et une dimension sociale que nous voulons sauvegarder », a rappelé le Portugais. « Dans une déclaration annexe au traité européen de Nice, il y a d’ailleurs cette reconnaissance de cette spécificité du sport », a-t-il ajouté, en précisant que le sport n’est pas une compétence de la Commission européenne, mais dépend grandement des législations nationales. « Le sport n’est pas qu’une question d’argent. Je le dis : le football sera social ou ne sera pas », a répliqué Platini. Barroso et Platini se sont « engagés à travailler ensemble » pour, selon le Français, « faire du foot une force au service du bien ». Symboliquement, le patron de l’UEFA a remis au président de la Commission un maillot floqué du numéro 27, en référence au nombre de pays membres de l’UE. Les deux hommes ont aussi lancé l’idée de créer un prix européen du fair-play, sans en préciser les modalités. « L’essentiel est de s’être parlé aujourd’hui. Je crois que cette rencontre marque le début d’une collaboration entre la Commission européenne et l’UEFA pour le seul bénéfice du sport », a conclu Platini.
En défendant hier à Bruxelles la « spécificité » du sport auprès de la Commission européenne, Michel Platini, tout nouveau président de l’Union européenne de football (UEFA), a pris ses marques sur le terrain politique en étant « conscient de la difficulté de la tâche ».
« Je suis heureux, car, avec le président (de la Commission européenne) José Manuel Barroso, nous avons exprimé une large convergence de points de vue, notamment pour défendre la spécificité du sport et l’autonomie des fédérations (sportives) », s’est réjoui le Français.
Élu en janvier à la présidence de l’UEFA, Michel Platini était invité à Bruxelles pour présenter avec José Manuel Barroso un match programmé ce soir à Manchester (Angleterre) entre une sélection européenne et Manchester United célébrant les 50 ans du...