Tombeur du n° 1 mondial, le Suisse Roger Federer, au 1er tour du tournoi d’Indian Wells, l’Argentin Guillermo Canas a fait un retour tonitruant dimanche dans le monde du tennis, après avoir purgé une suspension de 15 mois pour dopage.
Il a fallu 1h44 min et un score favorable de 7-5, 6-2 à l’ancien n° 8 mondial, 29 ans, pour ressortir de l’anonymat.
Retour en arrière ! Entre 2002 et 2005, Canas, à l’image de bon nombre de ses compatriotes, brille sur terre battue. Il vit ses meilleures années. Il atteint les quarts de finale de Roland-Garros en 2002 et 2005 et remporte 3 tournois en 2004.
Et puis patatras ! Le 21 février 2005, une analyse effectuée lors du tournoi d’Acapulco révèle la présence d’un diurétique. Le 10 juin, il est suspendu deux ans. Ironiquement il atteint le plus haut classement de sa carrière (n° 8) la même semaine. Commence alors le purgatoire. En septembre à l’US Open, il tente d’assister à un match de sa petite amie, mais se voit refuser l’accès au stade.
Finalement en mai de l’année dernière, après « 700 000 dollars » dépensés en combat judiciaire, l’ATP réduit sa sanction à 15 mois, estimant qu’il « avait pris un médicament qui lui avait été remis par le personnel du tournoi d’Acapulco, bien que le médecin du tournoi lui eût prescrit un médicament différent ».
Il retourne alors s’entraîner, « 4 heures par jour tous les jours, il est sur les courts » selon ses amis.
Évidemment le 10 septembre 2006, lorsque sa suspension s’achève, son classement (514e) ne reflète pas son niveau.
Victoire d’un « lucky loser »
Mais le joueur de Buenos Aires fait le discret et revient sur les tournois « challengers » dès le lendemain de la levée de sa suspension. Des victoires à Belem, Medellin, Asuncion, Buenos Aires, Montevideo, une finale à Quito lui permettent de retrouver le goût de la balle jaune et de la victoire, en attendant le « grand circuit », en 2007.
Invité à Costa do Sauipe (Brésil) mi-février, Canas remporte le septième tournoi ATP de sa carrière, en battant l’Espagnol Juan Carlos Ferrero, ce qui finit de redonner du crédit à ce joueur considéré comme l’un des meilleurs défenseurs du circuit.
Pour Indian Wells, il ne rentre toujours pas dans le tableau directement, mais réussit à se faire une place de « lucky loser » pour expédier le Tchèque Jan Hacek au 1er tour (6-1, 6-1). Avant de déboulonner le maître, un exploit que personne n’avait réussi depuis Andy Murray en août dernier.
« J’en avais rêvé, mais je ne m’y attendais pas. C’est mon premier tournoi important depuis que j’ai repris, et battre le n° 1 mondial en jouant de cette façon est génial », a reconnu le héros du jour, aujourd’hui 60e mondial.
« Je ne sais pas comment j’ai réussi. Mais je l’ai battu et je vais maintenant apprécier ce succès. Ce soir (dimanche), je vais aller fêter ça avec mon entraîneur et mes amis », a conclu Canas, tout heureux de sa « vengeance » personnelle, qui mène désormais 2 victoires à 1 dans ses face-à-face avec Federer.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Tombeur du n° 1 mondial, le Suisse Roger Federer, au 1er tour du tournoi d’Indian Wells, l’Argentin Guillermo Canas a fait un retour tonitruant dimanche dans le monde du tennis, après avoir purgé une suspension de 15 mois pour dopage.
Il a fallu 1h44 min et un score favorable de 7-5, 6-2 à l’ancien n° 8 mondial, 29 ans, pour ressortir de l’anonymat.
Retour en arrière ! Entre 2002 et 2005, Canas, à l’image de bon nombre de ses compatriotes, brille sur terre battue. Il vit ses meilleures années. Il atteint les quarts de finale de Roland-Garros en 2002 et 2005 et remporte 3 tournois en 2004.
Et puis patatras ! Le 21 février 2005, une analyse effectuée lors du tournoi d’Acapulco révèle la présence d’un diurétique. Le 10 juin, il est suspendu deux ans. Ironiquement il atteint le plus haut classement de sa...