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Michel Moawad appelle à une poursuite du dialogue au sein des institutions

Membre du Rassemblement du 14 Mars, M. Michel Moawad a qualifié de positive la reprise du dialogue entre le président de la Chambre, Nabih Berry, et le chef du Courant du futur, Saad Hariri, appelant au démantèlement du camp de l’opposition, place Riad el-Solh. Recevant des délégations populaires de villages de Zghorta, M. Moawad a jugé « importantes » les concertations Berry-Hariri parce qu’elles vont « permettre de transposer la crise de la rue à un cadre politique ». « Du moment que tout le monde est d’accord sur le fait que le dialogue constitue la seule voie à une solution, il est impératif de le poursuivre au sein des institutions, notamment au Parlement », a-t-il ajouté, avant d’appeler à une reprise des activités de la Chambre « qui doit cesser d’être hypothéquée ». M. Moawad a souligné la nécessité, pour le Parlement, de tenir une réunion à l’ouverture de la session ordinaire du printemps, jugeant comme « une hérésie constitutionnelle » l’établissement d’un lien entre le dossier du gouvernement et le fonctionnement de la Chambre. Il s’est interrogé sur l’utilité de la poursuite du sit-in de l’opposition, place Riad el-Solh, et sur « les réalisations » qu’il a permis au 8 Mars d’enregistrer « à part le fait qu’il a aggravé les difficultés socio-économiques de la population, entraîné la fermeture de plus de 70 établissements de commerce et paralysé le centre-ville ». « Rien ne justifie l’occupation du centre-ville et l’établissement d’un carré sécuritaire contrôlé par des agents de la sécurité du Hezbollah. Il existe quand même des Libanais qui ne sont pas payés par l’Iran et qui veulent travailler et produire », a insisté M. Moawad. Selon lui, « la logique suivie par le Hezbollah rappelle une autre, employée dans le passé et qui voulait que “la route de Jérusalem passe par Jounieh”. Cette logique avait valu une guerre au pays et porté un coup à la cause palestinienne. Comment sayyed Hassan Nasrallah peut-il nous convaincre aujourd’hui que la route de la libération (du Liban-Sud) passe par la place Riad el-Solh », a-t-il déclaré, en critiquant les propos tenus vendredi par le secrétaire général du Hezbollah. La Syrie Pour M. Moawad, le problème ne se limite pas au dossier du gouvernement ou à celui du tribunal international. « Le problème fondamental, selon lui, est la Syrie qui empêche le Liban de passer de l’état de tutelle à celui d’un État indépendant et qui continue d’agir à travers ses instruments locaux pour barrer la voie à un règlement dans le pays ». Pour M. Moawad, les mois à venir détermineront l’avenir du pays. « Soit nous pourrons édifier un État fort, souverain et indépendant, soit le Liban restera une scène ouverte au conflit des autres au détriment de la stabilité locale et des intérêts des Libanais », a-t-il fait remarquer.
Membre du Rassemblement du 14 Mars, M. Michel Moawad a qualifié de positive la reprise du dialogue entre le président de la Chambre, Nabih Berry, et le chef du Courant du futur, Saad Hariri, appelant au démantèlement du camp de l’opposition, place Riad el-Solh.
Recevant des délégations populaires de villages de Zghorta, M. Moawad a jugé « importantes » les concertations Berry-Hariri parce qu’elles vont « permettre de transposer la crise de la rue à un cadre politique ».
« Du moment que tout le monde est d’accord sur le fait que le dialogue constitue la seule voie à une solution, il est impératif de le poursuivre au sein des institutions, notamment au Parlement », a-t-il ajouté, avant d’appeler à une reprise des activités de la Chambre « qui doit cesser d’être hypothéquée ». M. Moawad a souligné la...