L’Iran évoque des « problèmes
de liquidités » russes pour Bouchehr
le 12 mars 2007 à 00h00
L’Iran a affirmé hier que le retard dans la construction de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr (Sud) était imputable à des « problèmes de liquidités » de la société russe chargée des travaux, alors que la Russie en avait rejeté la faute sur des retards de paiement iraniens.
« Le problème de la société russe est un problème de liquidités et cela va au-delà de nos engagements juridiques », a dit Gholamreza Aghazadeh, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, cité par l’agence Mehr. Le responsable a mis en cause le fonctionnement interne d’Atomstroïexport, en affirmant que la société « a changé huit fois de directeur et que certaines sommes reçues n’ont pas été utilisées à bon escient. Et c’est pourquoi elle est confrontée à un manque d’argent », a-t-il dit.
La Russie a parlé vendredi d’un probable retard dans l’achèvement de la centrale, prévu pour septembre, et donc de la livraison du combustible nucléaire prévue en mars de cette année, en raison de retards de paiement iraniens. M. Aghazadeh a réitéré le démenti de Téhéran déclarant : « Nous avons toujours payé en avance nos engagements financiers. » Le responsable a évoqué la possibilité que ce différend trouve plutôt son origine dans la crise diplomatique autour du dossier nucléaire iranien. « Aujourd’hui, la question de notre nucléaire s’est politisée et chacun l’utilise à sa manière et nous ne le nions pas », a dit M. Aghazadeh, ajoutant qu’en ce qui concerne Bouchehr, « nous espérons que, dans la situation actuelle, les Russes ne politiseront pas cette question ». L’hypothèse d’un différend plus politique que financier a été évoquée par l’adjoint de M. Aghazadeh, Mohammad Saïdi, cité par l’agence ISNA. « Si le combustible n’est pas livré d’ici à deux semaines, la question sortira de son cadre technique et juridique, car à l’heure actuelle tout ce qui était nécessaire a été fait pour permettre l’envoi du combustible », a dit M. Saïdi. Un expert iranien dépendant du Conseil de discernement, la plus haute instance d’arbitrage du régime, Rahman Ghakhemanpour, a jugé que la véritable raison au blocage résultait de pressions américaines.
L’Iran a affirmé hier que le retard dans la construction de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr (Sud) était imputable à des « problèmes de liquidités » de la société russe chargée des travaux, alors que la Russie en avait rejeté la faute sur des retards de paiement iraniens.
« Le problème de la société russe est un problème de liquidités et cela va au-delà de nos engagements juridiques », a dit Gholamreza Aghazadeh, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, cité par l’agence Mehr. Le responsable a mis en cause le fonctionnement interne d’Atomstroïexport, en affirmant que la société « a changé huit fois de directeur et que certaines sommes reçues n’ont pas été utilisées à bon escient. Et c’est pourquoi elle est confrontée à un manque d’argent », a-t-il dit.
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