Alors que son avenir en Ligue 1 est toujours en suspens et que ses problèmes domestiques accaparent son quotidien, le Paris-SG s’offre un bon bol d’air en renouant avec les grandes ambiances européennes face au Benfica Lisbonne, ce soir en 8e de finale aller de la Coupe de l’UEFA.
Un adversaire prestigieux, un stade plein, des supporteurs adverses sans doute déchaînés, renforcés par la forte colonie portugaise de Paris, et le frisson des matches à élimination directe : tous les ingrédients sont réunis pour faire de la venue du grand club lisboète un évènement à part, même dans la période morose que vit actuellement le club de la capitale.
L’histoire du PSG, seul club français avec Marseille à avoir remporté une Coupe d’Europe (la Coupe des Coupes en 1996), s’est conjuguée au fil des années avec les grandes épopées continentales. Aujourd’hui, l’ordre des priorités s’est inversé au fil des déboires de l’équipe, 18e et premier relégable et qui joue sa survie à chaque rencontre de Ligue 1.
Mais quoi de mieux que la réception d’un ancien double champion d’Europe (1961, 1962) pour sortir de la routine et s’aérer la tête après deux revers consécutifs en championnat (face à Saint-Étienne et Sedan).
« Ce match a une grande valeur car, pour le moral, ce n’est pas bon d’enchaîner les défaites, explique ainsi Peguy Luyindula. Au-delà de tout ce qu’on peut penser, il faut jouer et gagner pour justement repartir dans une bonne spirale. On l’a déjà fait, on peut le refaire. »
L’attraction Pauleta
Le PSG a trop longtemps été sevré de grands rendez-vous européens pour faire la fine bouche devant une affiche aussi alléchante face au quart-finaliste de la C1 en 2005-2006 et sorti par le futur champion, le FC Barcelone. Pour les joueurs, c’est également l’occasion d’emmagasiner de la confiance sans la pression et la tension qui les habitent durant les matches de championnat. Une entreprise parfaitement réussie contre l’AEK Athènes, largement dominé à deux reprises au tour précédent (2-0, 2-0).
« La meilleure façon de préparer Auxerre, c’est de gagner jeudi », indique Luyindula en faisant référence à la rencontre de dimanche (28e journée de L1) qui n’autorisera pas le moindre faux pas aux Parisiens.
Le capitaine parisien Pauleta, en grande difficulté cette saison (seulement 10 buts en Ligue 1) et qui est tombé de son piédestal en n’étant pas titularisé à Sedan, samedi, n’aura, lui, pas besoin de piqûre de rappel pour trouver la motivation.
Intouchable il y a encore quelques semaines, son cas est devenu problématique depuis l’arrivée de Paul Le Guen aux commandes. Le meilleur buteur de l’histoire de la Seleçao (47 buts) devant le mythique Eusebio, ancienne étoile du Benfica, navigue très loin cette saison de ses statistiques habituelles et semble bel et bien sur une pente déclinante, à l’image de sa propre formation.
Attraction principale de ce double face-à-face franco-portugais, l’Aigle des Açores voudra sans doute démontrer qu’il peut encore être le sauveur qu’attend désespérément le PSG, à un peu plus d’un an de sa retraite sportive prévue en 2008. Mais une nouvelle contre-performance alimentera forcément les critiques, plongeant un peu plus dans le doute un groupe en mal de repères.
Le programme
Newcastle United (G-B)-AZ Alkmaar Alkmaar (P-B)
Maccabi Haifa (Isr)-Espanyol Barcelone (Esp)
Glasgow Rangers (Éco)-Osasuna (Esp)
Sporting Braga (Por)-Tottenham Hotspur (G-B)
FC Séville (Esp)-Donetsk (Ukr)
RC Lens (Fra)-Bayer Leverkusen (All)
Paris Saint-Germain (Fra) -Benfica Lisbone (Por)
Celta Vigo (Esp)-Werder Breme (All).
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