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Actualités - Chronologie

Débat sur l’Irak : les démocrates revoient leurs ambitions à la baisse

Plusieurs élus démocrates ont revu leurs ambitions à la baisse dimanche quant à l’issue du débat parlementaire sur l’Irak, dans l’impasse depuis plusieurs semaines. Loin de menacer de réduire le financement de la guerre ou même de revenir sur son autorisation, des élus influents ont reconnu se contenter d’une reformulation de la mission ou d’un engagement du président à n’envoyer que des soldats formés et équipés. Deux mois après avoir pris le contrôle du Congrès, à la suite d’une victoire électorale largement due à l’impopularité de la guerre, les démocrates n’ont pour l’instant mis aux voix qu’une résolution non contraignante désapprouvant l’envoi de renforts annoncé le 10 janvier, mais la manœuvre a échoué au Sénat. Les discussions ont repris en vue du débat budgétaire sur le financement de la guerre prévu pour la mi-mars, du moins à la Chambre des représentants. Mais aucune proposition ne semble réunir un consensus suffisant pour faire l’objet d’un débat sans risques pour la nouvelle majorité. Alors que l’aile la plus à gauche du parti réclamait de réduire le financement de la guerre, d’autres envisageaient de revenir sur l’autorisation d’entrer en guerre, accordée à l’automne 2002 par le Congrès. « Il va y avoir une résolution (...) qui modifiera l’autorisation (d’entrer en guerre) afin que notre mission en Irak soit plus limitée », a déclaré sur CBS le sénateur démocrate Carl Levin, président de la commission sur les Forces armées Une telle résolution peut réunir la quasi-totalité des démocrates, ainsi que quelques républicains, si elle évite à la fois une nouvelle autorisation de la guerre et une remise en cause rétroactive de l’actuelle autorisation, a-t-il ajouté. Le texte devra être contraignant mais se concentrer sur un seul point : « Maintenir les soldats américains à l’écart d’une guerre civile », avec la mission de soutenir, de loin, les forces de sécurité irakiennes, a expliqué le sénateur. John Murtha, membre influent de la Chambre des représentants et fervent partisan d’un retrait des troupes, a reconnu sur NBC que sa proposition de conditionner le déploiement des renforts à diverses exigences, notamment en matière d’équipement, ne passerait pas. « Il n’y a pas suffisamment de voix pour faire cela. Quand on n’a pas les voix, on ne peut pas avancer. Et l’opinion publique ne veut pas que l’on fasse cela. Ils veulent que les soldats aient tous les fonds nécessaires », a-t-il expliqué. Le représentant, un ancien marine, a ajouté que dans l’attente d’un retrait qu’il espère rapide, il se contenterait d’un simple engagement du président George W. Bush : « Il doit assurer que ces soldats sont équipés et entraînés. » Le sénateur indépendant Joseph Lieberman, affilié aux démocrates mais partisan de l’intervention militaire, a appelé à « une trêve » à Washington, afin de laisser aux généraux et aux soldats une chance de « montrer des succès dans la guerre réelle en Irak ».
Plusieurs élus démocrates ont revu leurs ambitions à la baisse dimanche quant à l’issue du débat parlementaire sur l’Irak, dans l’impasse depuis plusieurs semaines.
Loin de menacer de réduire le financement de la guerre ou même de revenir sur son autorisation, des élus influents ont reconnu se contenter d’une reformulation de la mission ou d’un engagement du président à n’envoyer que des soldats formés et équipés.
Deux mois après avoir pris le contrôle du Congrès, à la suite d’une victoire électorale largement due à l’impopularité de la guerre, les démocrates n’ont pour l’instant mis aux voix qu’une résolution non contraignante désapprouvant l’envoi de renforts annoncé le 10 janvier, mais la manœuvre a échoué au Sénat.
Les discussions ont repris en vue du débat budgétaire sur le...