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La loi sur le pétrole profitera d’abord aux Kurdes

Le projet de loi sur les hydrocarbures approuvé lundi par le gouvernement irakien devrait profiter surtout au Kurdistan, selon les experts, pour qui les grandes compagnies américaines ne se précipiteront pas de sitôt. Ce texte, bientôt présenté au Parlement, est le fruit d’un compromis difficile sur un sujet brûlant : les réserves d’or noir, les troisièmes plus importantes du monde, sont concentrées dans le Sud chiite et le Nord majoritairement kurde, peu disposés à partager cette manne. Les sunnites, écartés du pouvoir après la chute du régime de Saddam Hussein en avril 2003, vivent, eux, dans des régions dénuées de pétrole. Or, une fois adoptée, la loi devrait permettre une répartition équitable entre les 18 provinces d’Irak. Elle prévoit aussi la supervision du secteur par un organisme fédéral et une entreprise nationale indépendante. Les revenus du pétrole seront versés sur un compte fédéral puis redistribués aux provinces au prorata de leur population, soit 18 à 20 % pour les Kurdes. La loi favorisera ainsi l’« unification » du pays, se sont félicitées à l’unisson les autorités irakiennes et américaines. Mais la première conséquence du texte est d’offrir une sécurité juridique dont profiteront d’abord les Kurdes. Leurs réserves prouvées ne représentent que 2,9 % de celles de l’Irak, mais d’importants gisements ont été découverts au Kurdistan et les experts s’attendent à de nouvelles découvertes. Surtout les grandes compagnies pétrolières devraient être plus encouragées à investir dans la région kurde, plus ou moins épargnée par les violences. Concrètement, ces dispositions permettent aux Kurdes de conserver l’avance acquise auprès d’investisseurs étrangers et de poursuivre la prospection dans la seule région irakienne où règne une relative stabilité.
Le projet de loi sur les hydrocarbures approuvé lundi par le gouvernement irakien devrait profiter surtout au Kurdistan, selon les experts, pour qui les grandes compagnies américaines ne se précipiteront pas de sitôt. Ce texte, bientôt présenté au Parlement, est le fruit d’un compromis difficile sur un sujet brûlant : les réserves d’or noir, les troisièmes plus importantes du monde, sont concentrées dans le Sud chiite et le Nord majoritairement kurde, peu disposés à partager cette manne. Les sunnites, écartés du pouvoir après la chute du régime de Saddam Hussein en avril 2003, vivent, eux, dans des régions dénuées de pétrole. Or, une fois adoptée, la loi devrait permettre une répartition équitable entre les 18 provinces d’Irak. Elle prévoit aussi la supervision du secteur par un organisme fédéral et une...