Le Conseil des ministres irakien a approuvé hier le projet de loi sur le pétrole rendant son exploitation possible par les compagnies étrangères et prévoyant la répartition équitable des revenus pétroliers, qui sera soumis au Parlement prochainement.
« Cette loi est fondée sur l’intérêt national », s’est félicité hier soir le Premier ministre Nouri al-Maliki, lors d’une allocution diffusée par la télévision publique al-Iraqia, avant d’espérer qu’elle aurait « des répercussions positives sur la consolidation des rapports entre toutes les composantes du peuple irakien ».
Ce projet sera examiné par le Parlement lors de sa prochaine session, dans les semaines à venir, a précisé à l’AFP le porte-parole du ministère du Pétrole, Assim Jihad.
Le texte prévoit la possibilité pour des sociétés étrangères d’exploiter l’or noir irakien, mais aussi que les revenus seront équitablement répartis entre les 18 provinces du pays, au prorata de leur population.
« La loi permettra de signer des contrats avec des entreprises étrangères, à condition qu’elles soient suffisamment renommées et qu’elles acceptent d’être mises en compétition », avait précisé en janvier M. Jihad.
Elles devront disposer de la technologie nécessaire pour développer les champs de pétrole et assurer les profits les plus importants pour l’Irak, avait-il ajouté.
Les contrats seront soumis à contrôle et pourront être annulés s’ils ne rapportent pas suffisamment à l’Irak, et tous les contrats signés sous le régime de Saddam Hussein vont être revus, avait-il prévenu.
L’Irak possède les troisièmes réserves mondiales prouvées de pétrole, mais est toujours obligé d’importer, sa production n’ayant pas retrouvé son niveau d’avant l’invasion américaine de 2003 en raison d’infrastructures défaillantes et d’attentats.
Elle est actuellement d’environ deux millions de barils par jour et pour l’essentiel sous contrôle de la compagnie nationale irakienne.
La répartition des revenus du pétrole entre les différentes communautés constitue aussi un sujet brûlant en Irak.
Les réserves d’or noir sont concentrées dans le Sud chiite et le Nord majoritairement kurde, peu disposés à partager cette manne, tandis que les sunnites, écartés du pouvoir après la chute du régime de Saddam Hussein, vivent dans des régions dénuées de pétrole.
« Cette loi est l’une des plus grandes réussites depuis l’adoption de la Constitution », a déclaré hier soir le ministre de la Planification Ali Babane, des déclarations retransmises par la télévision al-Iraqia.
Il a estimé que grâce « à la participation de toutes les entités politiques », elle approfondirait « l’unité irakienne ».
« Les compagnies étrangères attendent que cette loi soit adoptée pour investir en Irak », a-t-il encore souligné après avoir promis qu’elle créerait des « revenus pour tous ».
Ce projet de loi, qui a le soutien de tous les partis au Parlement, devrait être adopté rapidement.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Conseil des ministres irakien a approuvé hier le projet de loi sur le pétrole rendant son exploitation possible par les compagnies étrangères et prévoyant la répartition équitable des revenus pétroliers, qui sera soumis au Parlement prochainement.
« Cette loi est fondée sur l’intérêt national », s’est félicité hier soir le Premier ministre Nouri al-Maliki, lors d’une allocution diffusée par la télévision publique al-Iraqia, avant d’espérer qu’elle aurait « des répercussions positives sur la consolidation des rapports entre toutes les composantes du peuple irakien ».
Ce projet sera examiné par le Parlement lors de sa prochaine session, dans les semaines à venir, a précisé à l’AFP le porte-parole du ministère du Pétrole, Assim Jihad.
Le texte prévoit la possibilité pour des sociétés...