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Actualités - Chronologie

La polémique fait rage entre le Hezbollah et le PSP

Par la voix de deux de ses responsables, le député Mohammad Raad et le responsable des relations internationales du parti, Nawwaf Moussaoui, le Hezbollah a violemment réagi aux propos tenus par le chef du PSP, Walid Joumblatt, jeudi, dans le cadre d’un talk-show télévisé. Le Hezbollah s’est attiré des ripostes, non moins violentes, du PSP. Dans une déclaration qu’il a faite hier, M. Moussaoui a ainsi comparé le chef du PSP à « un corbeau, un hibou et un crapaud ». « On ne peut pas s’attendre qu’ils roucoulent. Ils ne font que croasser, hululer, coasser », a-t-il dit. Plus politique a été la réaction de M. Mohammad Raad qui a accusé le chef du PSP de « suivre une méthode politique qui sert les Israéliens ». M. Joumblatt avait pour sa part accusé le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, d’être « un agent de Khamenei » et dénoncé « l’idéologie totalitaire » de son parti. M. Raad a estimé que « l’équipe au pouvoir, et plus particulièrement les chefs du PSP, Walid Joumblatt, et des Forces libanaises, Samir Geagea, foulent aux pieds les constantes politiques et les principes de Rafic Hariri et de Kamal Joumblatt ». « Ils reprennent à leur compte les constantes de (l’ambassadeur des États-Unis, Jeffrey) Feltman à la façon de “I Love Life” (la campagne publicitaire lancée par la majorité en protestation à la paralysie qu’impose l’opposition aux institutions et à l’activité économique dans le centre-ville). « La Résistance n’a pas besoin de leur répondre, et les résistants sont tellement nobles qu’ils n’ont pas non plus besoin de répondre à ces personnages mesquins », a encore dit M. Raad. La riposte du PSP Réagissant à l’attaque du Hezbollah, le responsable de l’information au sein du PSP, Rami Rayyès, a relevé qu’« à chaque fois que Walid Joumblatt tient un discours politique, ils lui répondent en évoquant des sujets personnels ». « À chaque fois aussi, ils prétendent qu’il est mesquin et qu’il ne change pas grand-chose au Liban, et ils passent des heures sur les plateaux des télévisions qu’ils ont pris l’habitude d’occuper pour le traiter de tous les noms », a-t-il poursuivi. Estimant que les responsables du Hezbollah « sont atteints de nervosité depuis qu’ils ont lancé leur guerre inutile » de juillet, M. Rayyès a rappelé que dans son dicours de la place des Martyrs, le 14 février, M. Joumblatt s’en était pris au président syrien, Bachar el-Assad. « Pourquoi se révoltent-ils contre un discours qui ne les a pas visés mais qui a visé celui qui s’est acharné pendant des décennies contre le Liban ? s’est-il interrogé. N’ont-ils pas été les premiers à introduire les termes : serpent à sonnettes, chaussures et pieds au discours politique libanais ? Pourquoi ne se sont-ils pas révoltés lorsque leur chef, Bachar el-Assad, a désigné le chef du gouvernement du Liban d’“esclave obéissant aux ordres d’un autre esclave” ? Pourquoi n’ont-ils pas réagi lorsqu’il a accusé une partie des Libanais d’être un produit israélien ? Pourquoi n’ont-ils pas dénoncé la mort du pêcheur libanais sous les balles de la marine syrienne au Liban-Nord ? Pourquoi bloquent-ils toutes les médiations relatives au tribunal international ? » Selon le responsable du PSP, les dirigeants du Hezbollah « confèrent un caractère personnel à leurs attaques pour éviter les réponses politiques, parce qu’ils ne sont pas maîtres de leurs décisions ». Les députés Akram Chehayeb et Fayçal Sayegh ont également tiré à boulets rouges sur le Hezbollah, l’accusant de mener le pays à sa perte. M. Chehayeb a estimé que le parti de dieu « poursuit son coup d’État pour essayer de prendre le pouvoir ». « Il agit comme si le chef de son bloc parlementaire était le président de la Chambre, comme si leur responsable pour les relations extérieures était le ministre des Affaires étrangères du Liban et comme s’il avait établi son État », a-t-il ajouté, avant de demander aux responsables du Hezbollah de mettre fin « à la diffamation et aux insultes ». « Nous n’avons jamais insulté vos dirigeants. Nous les critiquons au niveau politique et nous engageons des débats autour de vos politiques, et non pas de vos personnalités. Ne nous obligez pas à sortir de ce cadre. Arrêtez vos insultes », a dit M. Chehayeb. La veille, son collègue Fayçal Sayegh avait estimé que les dirigeants du Hezbollah avaient perdu leurs nerfs, estimant que s’ils « déversent leur haine contre Walid Joumblatt, c’est parce que ce dernier avait dévoilé leurs plans, et mis en relief leurs projets subversifs contre l’État et le Liban de Taëf ». Selon lui, le Hezbollah est devenu « un instrument d’intimidation interne et le fer de lance du projet d’“irakisation” du Liban ».
Par la voix de deux de ses responsables, le député Mohammad Raad et le responsable des relations internationales du parti, Nawwaf Moussaoui, le Hezbollah a violemment réagi aux propos tenus par le chef du PSP, Walid Joumblatt, jeudi, dans le cadre d’un talk-show télévisé. Le Hezbollah s’est attiré des ripostes, non moins violentes, du PSP.
Dans une déclaration qu’il a faite hier, M. Moussaoui a ainsi comparé le chef du PSP à « un corbeau, un hibou et un crapaud ». « On ne peut pas s’attendre qu’ils roucoulent. Ils ne font que croasser, hululer, coasser », a-t-il dit.
Plus politique a été la réaction de M. Mohammad Raad qui a accusé le chef du PSP de « suivre une méthode politique qui sert les Israéliens ». M. Joumblatt avait pour sa part accusé le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan...