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PÉTROLE Les prix du brut retrouvent leurs niveaux de fin 2006

Les cours du pétrole sont restés fermes au-dessus de 61 dollars hier, revenus à leurs niveaux de décembre au terme d’une semaine riche en facteurs de hausse des cours. Les cours ont gagné 4,9 % à Londres depuis lundi et 6,5 % à New York depuis mardi, le Nymex étant resté fermé lundi pour cause de jour férié. Les prix ont été soutenus cette semaine par la baisse plus importante que prévu des stocks de pétrole américains, des interruptions de production dans des raffineries américaines et l’aggravation des tensions sur le dossier nucléaire iranien. Les réserves de produits distillés (diesel et fioul de chauffage) ont reculé presque deux fois plus que prévu, selon le rapport du département américain de l’Énergie (DoE), tandis que celles d’essence ont baissé six fois plus qu’attendu. Seules les réserves de brut ont progressé. Le DoE a en outre fait état d’une importante hausse de la demande. Les Américains ont ainsi consommé 21,6 millions de barils de produits pétroliers par jour en moyenne sur les quatre dernières semaines, soit 6,8 % de plus que l’an dernier. Or, l’offre a été perturbée cette semaine aux États-Unis. L’usine de Valero au Texas, d’une capacité de 170 000 barils par jour, est toujours fermée après un incendie le week-end dernier. L’oléoduc de la compagnie Teppco, qui transporte 240 000 barils de pétrole par jour vers le nord-est des États-Unis, est hors service jusqu’à samedi à cause d’une fuite. Enfin, selon les analystes de Barclays Capital, les développements du dossier nucléaire iranien « dominent de plus en plus le marché », qui redoute de voir l’Iran, deuxième producteur mondial d’or noir, l’utiliser comme arme de négociation, soit en interrompant ses exportations, soit en bloquant le détroit stratégique d’Ormuz. « Alors que la situation semble évoluer vers une confrontation, nous nous attendons à ce que la géopolitique et en particulier l’Iran restent un facteur de soutien important des cours », estiment les analystes de Barclays Capital.

Les cours du pétrole sont restés fermes au-dessus de 61 dollars hier, revenus à leurs niveaux de décembre au terme d’une semaine riche en facteurs de hausse des cours.
Les cours ont gagné 4,9 % à Londres depuis lundi et 6,5 % à New York depuis mardi, le Nymex étant resté fermé lundi pour cause de jour férié.
Les prix ont été soutenus cette semaine par la baisse plus importante que prévu des stocks de pétrole américains, des interruptions de production dans des raffineries américaines et l’aggravation des tensions sur le dossier nucléaire iranien.
Les réserves de produits distillés (diesel et fioul de chauffage) ont reculé presque deux fois plus que prévu, selon le rapport du département américain de l’Énergie (DoE), tandis que celles d’essence ont baissé six fois plus qu’attendu. Seules les...