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Actualités - Chronologie

UNION EUROPÉENNE Bruxelles prévoit une croissance dynamique dans la zone euro en 2007

Après une forte reprise l’an dernier, la croissance économique européenne devrait rester « dynamique » en 2007 et même approcher celle des États-Unis, a estimé hier la Commission européenne qui a révisé en hausse ses prévisions. La croissance devrait atteindre 2,4 % dans la zone euro et 2,7 % dans l’ensemble de l’UE, selon ces nouvelles prévisions dites « intermédiaires », soit un relèvement de 0,3 point par rapport à ses précédentes prévisions de novembre dernier. L’Europe se rapprocherait, voire dépasserait donc les États-Unis, dont le taux de croissance serait de 2,4 % selon Bruxelles, ou de 2,5 % à 3 % selon la Réserve fédérale américaine, ce qui serait une première depuis 2001. « J’espère que ce scénario “dynamique” se confirmera et si possible qu’il sera même amélioré », a commenté le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia, en présentant les chiffres lors d’une conférence de presse à Bruxelles. La « résistance » l’an dernier de l’économie européenne aux chocs, en particulier à la forte hausse des prix du pétrole, les risques « équilibrés » cette année et le haut niveau des récents indicateurs de confiance plaident en ce sens, a expliqué M. Almunia. En 2006, la zone euro a connu une vigoureuse reprise, avec une augmentation de 2,7 % du produit national brut (contre 1,4 % en 2005). La croissance européenne devrait cette année s’établir sur les mêmes bases qu’en 2006, à savoir la consommation des ménages et l’investissement, selon le rapport de Bruxelles. Le chômage relativement bas et la faible inflation devraient favoriser le pouvoir d’achat des ménages, donc la consommation. La Commission a d’ailleurs nettement abaissé ses prévisions d’inflation. Elle table désormais sur 1,8 % d’inflation dans la zone euro en 2007 (contre 2,1 % précédemment), grâce à la baisse attendue des prix du pétrole et l’« impact plus limité que prévu » de la hausse de la TVA en Allemagne. Bruxelles table sur un baril de pétrole à 59,9 dollars en moyenne en 2007, soit 6,5 dollars de moins que dans ses prévisions de l’automne dernier. Pour les sept grands pays de l’UE (en terme de PIB) étudiés dans ces prévisions, le tableau est favorable, à la seule exception de la France. C’est en effet le seul pays pour lequel les économistes de Bruxelles ont abaissé leurs prévisions de croissance, de 2,3 % à 2,2 %. Un revers qui intervient en pleine campagne électorale et qui s’explique par les mauvaises performances du commerce extérieur français, avec un nouveau déficit record l’an dernier. « En France, la demande interne n’est pas assez vive pour compenser l’impact négatif du secteur externe », contrairement à d’autres pays comme le Royaume-Uni ou l’Espagne, a explicité M. Almunia. Avec une note d’humour, le commissaire Almunia a précisé qu’il n’avait « pas tenu compte du coût des programmes électoraux » pour établir ses prévisions. La croissance française progresserait néanmoins par rapport à 2006, où elle a été estimée à 1,9 % par la Commission et à 2,0 % par l’Insee. L’Allemagne et l’Italie devraient en revanche connaître des progressions spectaculaires. Bruxelles a relevé ses prévisions de croissance pour ces deux pays de respectivement 1,2 % à 1,8 %, et de 1,4 % à 2,0 %. La croissance italienne se rapproche de celle de la zone euro, après plusieurs années de décrochage, a noté le commissaire Almunia. Pour l’Allemagne, tous les clignotants sont au vert, avec des exportations record et une consommation intérieure qui repart.
Après une forte reprise l’an dernier, la croissance économique européenne devrait rester « dynamique » en 2007 et même approcher celle des États-Unis, a estimé hier la Commission européenne qui a révisé en hausse ses prévisions.
La croissance devrait atteindre 2,4 % dans la zone euro et 2,7 % dans l’ensemble de l’UE, selon ces nouvelles prévisions dites « intermédiaires », soit un relèvement de 0,3 point par rapport à ses précédentes prévisions de novembre dernier.
L’Europe se rapprocherait, voire dépasserait donc les États-Unis, dont le taux de croissance serait de 2,4 % selon Bruxelles, ou de 2,5 % à 3 % selon la Réserve fédérale américaine, ce qui serait une première depuis 2001.
« J’espère que ce scénario “dynamique” se confirmera et si possible qu’il sera même amélioré », a...