Égypte
Nouveau coup de filet contre
les Frères musulmans : 72 arrestations
le 16 février 2007 à 00h00
La police égyptienne a arrêté hier 72 membres des Frères musulmans, le principal groupe d’opposition, poursuivant ainsi ses rafles au sein du mouvement, accusé de constituer « une menace pour la sécurité nationale ». « Soixante-douze membres des Frères musulmans ont été arrêtés pour appartenance à une organisation illégale, et la police a trouvé des documents secrets en leur possession », a précisé à l’AFP une source des services de sécurité. La confrérie, tolérée mais officiellement interdite, et non reconnue comme un parti politique, contrôle un cinquième des 454 sièges du Parlement à travers des députés élus sous l’étiquette d’« indépendants ». Une démonstration de karaté, dans le style de défilé du Hamas palestinien, menée en décembre par des étudiants islamistes à l’Université islamique d’al-Azhar, avait accéléré une vaste campagne de répression. Des rafles se succèdent depuis lors, touchant des dizaines de personnes, parfois suivies de libérations.
Les arrestations d’hier « constituent la dernière en date d’une série de tentatives du régime pour museler la confrérie », a déclaré à l’AFP le numéro deux du mouvement, Mohammad Habib. « L’objectif principal (du régime) est de marginaliser la confrérie et d’écraser toute opposition aux amendements constitutionnels », a ajouté M. Habib. En décembre 2006, le président Hosni Moubarak a proposé une série d’amendements constitutionnels destinés, selon lui, à « renforcer les partis politiques » et à bannir la création de partis religieux. Les analystes politiques et l’opposition estiment, pour leur part, que le but de ces amendements est d’exclure les Frères musulmans de la vie politique.
Pour le président Moubarak, la confrérie des Frères musulmans, dont la création remonte au début du XXe siècle, constitue une « menace pour la sécurité nationale ». Le ministre de l’Intérieur, Habib al-Adli, les a récemment accusés de vouloir « créer le chaos pour s’emparer du pouvoir ». L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a demandé hier la libération de « centaines de membres des Frères musulmans » qui seraient, selon elle, « seulement détenus pour l’exercice de liberté d’expression et d’association ».
La police égyptienne a arrêté hier 72 membres des Frères musulmans, le principal groupe d’opposition, poursuivant ainsi ses rafles au sein du mouvement, accusé de constituer « une menace pour la sécurité nationale ». « Soixante-douze membres des Frères musulmans ont été arrêtés pour appartenance à une organisation illégale, et la police a trouvé des documents secrets en leur possession », a précisé à l’AFP une source des services de sécurité. La confrérie, tolérée mais officiellement interdite, et non reconnue comme un parti politique, contrôle un cinquième des 454 sièges du Parlement à travers des députés élus sous l’étiquette d’« indépendants ». Une démonstration de karaté, dans le style de défilé du Hamas palestinien, menée en décembre par des étudiants islamistes à l’Université...
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