Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les félicitations pleuvent sur la résistance de l’armée

Les réactions aux tirs de feu échangés entre l’armée libanaise et l’armée israélienne ne se sont pas fait attendre. Les responsables de différents bords politiques étaient unanimes pour qualifier l’incident de « très dangereux » et pour saluer le rôle de l’armée. Il convient de signaler qu’il s’agit du premier incident du genre depuis l’entrée en vigueur de la résolution 1701, le 15 août dernier. Le chef de l’État, Émile Lahoud, a joint au téléphone le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, et l’a félicité des ordres donnés à la troupe de faire face à toute tentative d’intimidation des Israéliens. Le président de la Chambre, Nabih Berry, a également eu un entretien téléphonique avec le général Sleimane pour le féliciter de la riposte de l’armée. Les députés du Hezbollah n’étaient pas en reste. « Si l’armée et la Finul ont besoin de la Résistance, a déclaré Hussein el-Hajj Hassan, nous les aiderons, mais cette question n’est actuellement pas à l’ordre du jour. » De son côté, le député Hassan Houbballah a appelé le Conseil de sécurité à « assumer ses responsabilités en poussant Israël à cesser ses agressions ». M. Houbballah a signalé que la Résistance est « prête à faire face à toute agression israélienne ». Quant à l’uléma chiite,sayyed Mohammad Hussein Fadlallah, il s’est dit surpris que la Finul ne soit pas intervenue. Sayyed Fadlallah a appelé la force onusienne à assumer ses responsabilités et à faire face aux agressions israéliennes. Le PSP a remarqué que cet incident « prouve que l’armée est prête à jouer son rôle et à protéger la souveraineté du Liban ». Quant à l’ancien Premier ministre Nagib Mikati, il a estimé que « la riposte de l’armée aura pour effet d’empêcher Israël d’aller plus loin dans ses violations de la souveraineté libanaise ». Enfin, l’ancien député Farès Souhaid a affirmé que « l’incident d’hier profite à deux parties : l’ennemi israélien et le Hezbollah ». Le communiqué de l’armée Dans un communiqué publié hier, l’armée est revenue sur les détails de l’incident : « Prétextant la présence de mines au nord de la clôture de sécurité, un bulldozer de l’armée israélienne, entouré de plusieurs chars et survolé par des hélicoptères, a franchi la ligne bleue sur une distance de quinze mètres dans la direction du village de Maroun el-Rass, dans le but de déblayer le terrain, pour que nos soldats soient dans la ligne de mire des Israéliens. « L’ordre a été donné à nos soldats de faire feu sur l’unité israélienne, ce qui l’a contrainte à reculer et à se retirer. « Poursuivant son agression, l’unité israélienne a ouvert le feu sur un poste de l’armée à l’intérieur du territoire libanais. Un véhicule de transport de l’armée a été touché. « Le commandement de la Finul a été alerté de cet incident qui constitue une violation claire de la résolution 1701. » Dans un autre communiqué, l’armée a fait état du survol du territoire libanais par trois avions de guerre israéliens.

Les réactions aux tirs de feu échangés entre l’armée libanaise et l’armée israélienne ne se sont pas fait attendre. Les responsables de différents bords politiques étaient unanimes pour qualifier l’incident de « très dangereux » et pour saluer le rôle de l’armée.
Il convient de signaler qu’il s’agit du premier incident du genre depuis l’entrée en vigueur de la résolution 1701, le 15 août dernier.
Le chef de l’État, Émile Lahoud, a joint au téléphone le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, et l’a félicité des ordres donnés à la troupe de faire face à toute tentative d’intimidation des Israéliens. Le président de la Chambre, Nabih Berry, a également eu un entretien téléphonique avec le général Sleimane pour le féliciter de la riposte de l’armée.
Les...