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José Bové condamné à quatre mois de prison ferme

La justice française a confirmé hier la condamnation à quatre mois de prison ferme du leader altermondialiste José Bové, une décision qui pourrait faire de lui le « premier prisonnier politique à être en même temps candidat à l’élection présidentielle » en France. José Bové, 53 ans, a annoncé le 1er février sa candidature à la présidentielle d’avril-mai. L’ancien leader de la Confédération paysanne s’était pourvu en cassation contre une condamnation infligée par la cour d’appel de Toulouse, le 15 novembre 2005, pour l’arrachage de maïs transgénique en juillet 2004. « Quel que soit le lieu où je serai, la campagne continuera », a-t-il annoncé à l’issue de la décision de la Cour de cassation. « C’est une décision grave », a-t-il affirmé à la presse, alors qu’il devait tenir dans la soirée son premier meeting de campagne à Aubagne. Il a ajouté qu’il serait « peut-être le premier prisonnier politique à être en même temps candidat à l’élection présidentielle ». Selon M. Bové, la décision de son incarcération dépend « du ministre de la Justice ». En fait, selon une source judiciaire, c’est à un juge d’application des peines qu’il revient désormais de décider de la manière dont la peine sera appliquée. Compte tenu de la durée de la peine requise (moins d’un an), une peine de remplacement est possible, comme le port d’un bracelet électronique, mais José Bové a annoncé qu’il refuserait cette solution, jugeant ce dispositif « pas acceptable ». « C’est une condamnation politique dans le cadre de la défense de la démocratie, je ne demanderai donc pas d’aménagement de peine », a-t-il déclaré.
La justice française a confirmé hier la condamnation à quatre mois de prison ferme du leader altermondialiste José Bové, une décision qui pourrait faire de lui le « premier prisonnier politique à être en même temps candidat à l’élection présidentielle » en France. José Bové, 53 ans, a annoncé le 1er février sa candidature à la présidentielle d’avril-mai. L’ancien leader de la Confédération paysanne s’était pourvu en cassation contre une condamnation infligée par la cour d’appel de Toulouse, le 15 novembre 2005, pour l’arrachage de maïs transgénique en juillet 2004. « Quel que soit le lieu où je serai, la campagne continuera », a-t-il annoncé à l’issue de la décision de la Cour de cassation. « C’est une décision grave », a-t-il affirmé à la presse, alors qu’il devait tenir dans la...