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France En perte de vitesse, Royal met la barre à gauche

Confrontée à de mauvais sondages, la candidate socialiste à la présidence en France, Ségolène Royal, tente de reprendre la main face à Nicolas Sarkozy en se positionnant plus nettement à gauche alors que les Français se disent déçus de la campagne électorale. Placée sur la défensive après plusieurs gaffes et critiquée pour le « flou » de sa campagne face au ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy qui creuse l’écart en cas de duel final, Mme Royal a dévoilé jeudi soir une partie de ses propositions, en avance sur le calendrier prévu. Elle doit présenter son programme complet le 11 février, après la conclusion des « débats participatifs » avec le public, symbole de son credo en faveur de la « démocratie participative ». C’est à l’occasion du dernier de ces débats, à Grenoble (Centre-Est), qu’elle a proposé à l’adresse des jeunes des mesures très sociales dont « le financement du permis de conduire pour tout jeune ayant obtenu le CAP » (diplôme professionnel). Mettant clairement la barre à gauche face à son rival qui a récemment recentré son discours, la candidate a dit vouloir également créer une « carte santé jeune » pour des consultations médicales gratuites ou encore « la contraception gratuite pour toutes les jeunes filles de moins de 25 ans ». En outre, elle a nettement durci le ton à l’égard de Nicolas Sarkozy, l’attaquant sur le thème sensible des banlieues où le ministre de l’Intérieur avait provoqué une vive polémique en 2005 en qualifiant de « racaille » certains jeunes. Elle l’a accusé de manier « les mots de la provocation » et de faire de « l’organisation de l’insécurité un argument de campagne pour faire peur », et d’avoir recours à des « manœuvres illicites ».

Confrontée à de mauvais sondages, la candidate socialiste à la présidence en France, Ségolène Royal, tente de reprendre la main face à Nicolas Sarkozy en se positionnant plus nettement à gauche alors que les Français se disent déçus de la campagne électorale.

Placée sur la défensive après plusieurs gaffes et critiquée pour le « flou » de sa campagne face au ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy qui creuse l’écart en cas de duel final, Mme Royal a dévoilé jeudi soir une partie de ses propositions, en avance sur le calendrier prévu. Elle doit présenter son programme complet le 11 février, après la conclusion des « débats participatifs » avec le public, symbole de son credo en faveur de la « démocratie participative ».
C’est à l’occasion du dernier de ces débats, à Grenoble (Centre-Est),...