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Allocutions unanimes en faveur du Liban

Les représentants de la communauté internationale présents à la conférence Paris III ont tous prononcé diverses allocutions en faveur du Liban : Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a souligné la nécessité de la conférence Paris III après la guerre entre le Hezbollah et Israël. Cette conférence vise, selon ses propos, non seulement à la « reconstruction du pays », mais aussi à la « réconciliation nationale » et, de ce fait, au « renforcement de la stabilité et du développement permanents ». Saluant la feuille de réformes présentée par le gouvernement, M. Ban a indiqué que cette conférence a pour objectif la réduction du déficit budgétaire et la création d’emplois. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, annonçant une aide de 500 millions de dollars, a indiqué que le Liban a besoin de l’aide de la communauté internationale pour renforcer sa propre unité, sa souveraineté et son indépendance, et reconstruire ses capacités. Le haut représentant de l’Union européenne pour la Politique étrangère, Javier Solana, a remarqué que, d’une part, les amis du Liban, aujourd’hui rassemblés à Paris, « répondent à son appel », mais, d’autre part, c’est aussi la communauté internationale qui a « besoin du Liban ». Un Liban indépendant, souverain, maître de ses choix nationaux et de ses alliances, qui pourrait pleinement jouer son rôle au sein de la communauté internationale, contribuer à son équilibre et participer à la stabilité de la région. Le secrétaire général de la ligue arabe, Amr Moussa, a affirmé sa détermination à parvenir à un compromis au Liban, selon le principe de « ni vainqueur ni vaincu », tout en appelant les Libanais à dépasser leurs divisions pour sauver le Liban. Il a aussi salué l’importance des engagements financiers, précurseurs de l’essor. La dette, un danger Le président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a salué le projet de réformes du gouvernement Siniora, précisant que le Liban a besoin d’aide pour restaurer son économie et pour mener les réformes. Il a annoncé des prêts bonifiés de 270 à 300 millions de dollars pour financer le secteur privé et 700 millions de dollars pour l’application du programme de réformes du gouvernement. Le directeur général adjoint du FMI, John Lipinski, a estimé que la dette libanaise de 40 milliards de dollars constitue un « grave danger » pour la stabilité monétaire du Liban et que l’essor financier du pays prendra du temps, « plus de cinq ans », probablement. Il a ajouté que malgré l’aide internationale, la dette dépassera toujours 100 % du PIB, sans oublier que par sa situation géographique, le Liban est sujet à des conflits et des crises graves. Le ministre italien des Affaires étrangères, Massimo D’Alema, a annoncé une contribution de son gouvernement de 120 millions d’euros. Le représentant des Émirats arabes unis, cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyan, a indiqué que le Liban devait faire face à un défi énorme après la guerre de juillet. Exprimant la solidarité de son pays envers le Liban, il a annoncé une aide de 300 millions de dollars comme soutien politique, financier et humanitaire au gouvernement Siniora, mais aussi au peuple libanais. Le PNUD Le directeur du PNUD, Kamal Darwiche, a appelé la communauté internationale à accorder rapidement les aides au Liban, qui en a un besoin urgent. Saluant les efforts du gouvernement pour son plan de réformes, qui comprend un aspect social, il a espéré la bonne application d’un tel projet. Il a précisé que les aides du PNUD étaient destinées à « l’application de la réforme administrative, qui rendrait les administrations publiques plus transparentes et plus efficaces ». Par ailleurs, se sont aussi exprimés le représentant de la Banque islamique du développement, qui a accordé 250 millions de dollars, et le ministre des Affaires étrangères de Malaisie, Abdel Wahed al-Bar, dont le pays a accordé 150 millions de dollars. De même, ont prononcé des allocutions, tout en accordant des aides, la ministre canadienne de la Coopération internationale, Josée Verner, les ministres des Affaires étrangères de Turquie, Abdallah Gül, de Bahreïn, cheikh Khaled ben Hamed al-Khalifa, du Brésil, Celso Amorim, de Suède, de Belgique, de Corée du Sud, des Pays-Bas, d’Australie et du Japon, le vice-Premier ministre jordanien, les ministres des Finances qatari, irlandais et danois, ainsi que le vice-ministre russe des Affaires étrangères.
Les représentants de la communauté internationale présents à la conférence Paris III ont tous prononcé diverses allocutions en faveur du Liban :
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a souligné la nécessité de la conférence Paris III après la guerre entre le Hezbollah et Israël. Cette conférence vise, selon ses propos, non seulement à la « reconstruction du pays », mais aussi à la « réconciliation nationale » et, de ce fait, au « renforcement de la stabilité et du développement permanents ». Saluant la feuille de réformes présentée par le gouvernement, M. Ban a indiqué que cette conférence a pour objectif la réduction du déficit budgétaire et la création d’emplois.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, annonçant une aide de 500 millions de dollars, a...