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Actualités - Chronologie

Baghdatis, un an après

Un an après y avoir fait sensation en atteignant la finale, Marcos Baghdatis est de retour à l’Open d’Australie : plus fort physiquement, plus expérimenté aussi, le Chypriote s’annonce comme un des grands animateurs de la quinzaine. « C’était il y a douze mois et, depuis, la vie a repris son cours. Mais c’est vrai que ce tournoi a tout changé pour moi », glisse-t-il. Comment oublier en effet la folie qui avait gagné Melbourne il y a un an ? Vainqueur de trois joueurs du top 10 (Roddick, Ljubicic et Nalbandian), Baghdatis, alors 54e joueur mondial, a enflammé le tournoi australien pour signer un des plus grands faits d’armes de l’histoire du tennis moderne. Volant de victoire à victoire, il ne s’est incliné que lors du dernier match, face à Roger Federer, après avoir mené un set à rien et break d’avance dans la deuxième manche. Au passage, il est devenu une superstar grâce à son jeu spectaculaire, ses cheveux mi-longs, son charisme et son caractère jovial. Surtout à Melbourne, où vit la troisième communauté grecque au monde après Athènes et Salonique et où Baghdatis possède une famille nombreuse (9 oncles et 21 cousins, pour la plupart libanais comme son père), il a suscité un engouement phénoménal. Alors revenir sur le théâtre de ses exploits ne le laisse pas indifférent, forcément. « J’en ai parlé avec mon entraîneur (le Français Guillaume Peyre) sur le trajet de l’aéroport à l’hôtel. C’était une impression bizarre, qui s’accentuait au fur et à mesure qu’on s’approchait. Et puis hier (vendredi), je suis tombé sur la finale de l’an dernier à la télévision, j’ai regardé bien sûr (rires) et là, plein d’images sont revenues », raconte l’ancien champion du monde juniors, 11e mondial, qui a fait une brève incursion dans le top 10 la saison dernière. Après avoir mis un peu de temps à digérer son parcours australien (élimination au deuxième tour de Roland-Garros notamment), il a confirmé lors de la deuxième partie de saison, au cours de laquelle il a atteint les demi-finales de Wimbledon et remporté le premier tournoi de sa carrière à Pékin en septembre. Aujourd’hui, il se dit « bien plus fort physiquement » que l’année dernière à la même époque. « J’ai plus d’expérience aussi et je joue bien en ce moment, je suis prêt pour le tournoi », ajoute le champion chypriote, formé depuis l’âge de treize ans en banlieue parisienne, dans l’académie de Patrick Mouratoglou. Rassuré sur l’état de sa cheville gauche, qu’il s’est tordue jeudi à Sydney – « tout va bien » –, il se sent d’attaque pour récidiver dans un tournoi qui lui réussit bien et dont il avait déjà atteint les huitièmes de finale en 2005. Et ce même si la silhouette inquiétante de Roger Federer se profile à l’horizon dès les quarts de finale cette année.
Un an après y avoir fait sensation en atteignant la finale, Marcos Baghdatis est de retour à l’Open d’Australie : plus fort physiquement, plus expérimenté aussi, le Chypriote s’annonce comme un des grands animateurs de la quinzaine.
« C’était il y a douze mois et, depuis, la vie a repris son cours. Mais c’est vrai que ce tournoi a tout changé pour moi », glisse-t-il. Comment oublier en effet la folie qui avait gagné Melbourne il y a un an ?
Vainqueur de trois joueurs du top 10 (Roddick, Ljubicic et Nalbandian), Baghdatis, alors 54e joueur mondial, a enflammé le tournoi australien pour signer un des plus grands faits d’armes de l’histoire du tennis moderne.
Volant de victoire à victoire, il ne s’est incliné que lors du dernier match, face à Roger Federer, après avoir mené un set à rien et break...