Fadlallah ne s’attend pas à un dérapage de la situation
le 11 janvier 2007 à 00h00
La lutte pour le pouvoir au Liban est politique et non intercommunautaire, mais elle risque d’envenimer les relations entre les différentes communautés religieuses, a déclaré hier l’uléma Mohammad Hussein Fadlallah dans un entretien à Reuters.
Sayyed Fadlallah a dit ne pas s’attendre à ce que la situation dégénère en violences, bien que certaines personnes aient tenté de présenter les choses comme une lutte entre chiites et sunnites.
« Le danger repose dans la création de barrières entre sunnites et chiites, tout comme entre musulmans et chrétiens », a indiqué sayyed Fadlallah.
« Je ne pense pas que cela finira par devenir un problème menaçant la sécurité au Liban (...) parce que la stabilité du Liban est une exigence internationale, régionale et locale », a estimé Fadlallah.
« La question n’est pas de savoir si les sunnites gouvernent, ou si les chiites gouvernent (...). Mais certains hommes politiques qui ne disposent pas d’une large base politique tentent d’attiser les passions sunnites en dépeignant ce mouvement – le mouvement d’opposition – comme un danger pour les sunnites », a-t-il poursuivi.
Sayyed Fadlallah a en outre accusé les États-Unis d’attiser les tensions entre sunnites et chiites dans tout le Proche-Orient dans le but d’affaiblir l’Iran.
L’animosité historique à l’encontre des chiites dans le monde musulman est réapparue en partie à cause de cela, a-t-il dit.
Les sunnites intégristes qui proclament que les musulmans ne partageant pas leur foi sont des infidèles ont gagné du terrain ces dernières années, a noté le dignitaire chiite.
« Mais nous pensons que personne n’y gagnera (...). Le mauvais sort se retournera contre celui qui l’a jeté », a-t-il ajouté.
La lutte pour le pouvoir au Liban est politique et non intercommunautaire, mais elle risque d’envenimer les relations entre les différentes communautés religieuses, a déclaré hier l’uléma Mohammad Hussein Fadlallah dans un entretien à Reuters.
Sayyed Fadlallah a dit ne pas s’attendre à ce que la situation dégénère en violences, bien que certaines personnes aient tenté de présenter les choses comme une lutte entre chiites et sunnites.
« Le danger repose dans la création de barrières entre sunnites et chiites, tout comme entre musulmans et chrétiens », a indiqué sayyed Fadlallah.
« Je ne pense pas que cela finira par devenir un problème menaçant la sécurité au Liban (...) parce que la stabilité du Liban est une exigence internationale, régionale et locale », a estimé Fadlallah.
« La question n’est...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.