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Actualités - Chronologie

La polémique sur l’acquisition massive de terrains à Aley se poursuit

L’annonce faite la semaine dernière par le chef du Parti socialiste progressiste sur l’achat de terrains par le Hezbollah dans les régions de Jezzine, Aley, Souk el-Gharb et autres secteurs a lancé une nouvelle polémique qui vient creuser un peu plus le fossé entre les deux camps politiques, exacerbant les craintes confessionnelles. Walid Joumblatt avait accusé, sans le nommer, le parti chiite de procéder, de façon programmée, à une modification des structures démographiques et des équilibres historiques du Liban, par le biais de l’acquisition de terrains dans les régions de Jezzine, Aley, Souk el-Gharb et d’autres secteurs. L’affaire a été longuement évoquée hier par les députés de Aley, Henri Hélou, Fayçal Sayegh et Antoine Andraos lors d’une visite chez l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar. À l’issue de la rencontre, le député Hélou a indiqué avoir informé le prélat maronite du « climat qui prévaut actuellement à Aley dont la spécificité en termes de convivialité se trouve aujourd’hui menacée ». « Nous avons fait part à l’évêque de notre refus total de porter atteinte à cette spécificité fondée sur la coexistence de toutes les communautés. Nous estimons que le Mont-Liban est à la base même du Liban, un constat d’ailleurs reconnu de tout le monde », a-t-il dit. Le député a en outre indiqué avoir mis Mgr Matar au courant des opérations d’achat « secrètes », mais dont « les objectifs sont clairement politiques, visant notamment à créer une nouvelle situation démographique dans la région ». Interrogé par L’Orient-Le Jour, une source informée a fait part des craintes des habitants de la localité devant l’acquisition, « par un parti politique bien connu de l’opposition, de grandes parcelles de terrains, dans un objectif assurément politique ». Prié de commenter l’information, le porte-parole du Hezbollah, Hussein Rahhal, a démenti ce qu’il considère être « des rumeurs s’inscrivant dans le cadre d’une nouvelle tempête politique visant à semer la zizanie entre les Libanais en les effrayant et en les incitant les uns contre les autres ». « Il n’y a rien de tout cela, a-t-il insisté. Mais à supposer que ces allégations soient vraies, où est donc le problème ? La loi autorise tout citoyen libanais à acquérir des terrains là où il le désire. » « Nous sommes-nous jamais plaints du fait que des sunnites ont acheté des milliers d’hectares au Liban-Sud ? C’est une honte de classifier les gens de cette manière. Cette attitude est même en violation de la loi, de la Constitution et des principes de la coexistence », a-t-il conclu.
L’annonce faite la semaine dernière par le chef du Parti socialiste progressiste sur l’achat de terrains par le Hezbollah dans les régions de Jezzine, Aley, Souk el-Gharb et autres secteurs a lancé une nouvelle polémique qui vient creuser un peu plus le fossé entre les deux camps politiques, exacerbant les craintes confessionnelles.
Walid Joumblatt avait accusé, sans le nommer, le parti chiite de procéder, de façon programmée, à une modification des structures démographiques et des équilibres historiques du Liban, par le biais de l’acquisition de terrains dans les régions de Jezzine, Aley, Souk el-Gharb et d’autres secteurs.
L’affaire a été longuement évoquée hier par les députés de Aley, Henri Hélou, Fayçal Sayegh et Antoine Andraos lors d’une visite chez l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr...