Les Américains opposés à l’envoi de nouvelles troupes en Irak
le 10 janvier 2007 à 00h00
George W. Bush présente aujourd’hui une nouvelle stratégie pour l’Irak à un Congrès très sceptique, dominé par les démocrates, et à une population opposée à l’envoi de nouveaux renforts dans ce pays. Ce nouveau plan, attendu à 02h00 GMT jeudi, vise à en finir avec le bourbier irakien. L’envoi d’environ 20 000 soldats supplémentaires en Irak, que les médias américains donnaient hier pour un fait acquis, devrait représenter l’élément essentiel du discours très attendu du président américain et qui catalyse déjà les critiques. L’opposition démocrate, majoritaire au Congrès depuis janvier après les élections parlementaires du 7 novembre, a d’ores et déjà prévenu être opposée à une telle augmentation, affirmant qu’une telle stratégie a déjà été appliquée par le passé sans succès. Mais le Congrès n’a pas les moyens de s’opposer concrètement à l’envoi de contingents supplémentaires. Les États-Unis comptent actuellement 132 000 militaires en Irak. Depuis l’invasion de mars 2003, plus de 3 000 militaires américains sont morts dans ce pays. Ted Kennedy, influent sénateur démocrate, a demandé hier qu’une loi soit votée pour qu’à l’avenir l’envoi de troupes supplémentaires reçoive l’accord du Congrès. L’opinion publique est également largement opposée à une hausse du nombre de troupes comme en témoignent de récents sondages. Selon une enquête USA-Today-Gallup publiée hier, 61 % des Américains interrogés y sont opposés. Un sondage de CBS montre aussi que seuls 18 % d’Américains sont favorables à une hausse du nombre de soldats en Irak. En revanche 30 % sont pour une baisse, 29 % appellent à un retrait pur et simple et 17 % veulent que le niveau actuel reste inchangé.
À la veille de la publication de son plan qu’il sait impopulaire, le président, au plus bas dans les sondages pour sa gestion de la guerre en Irak, a entamé une campagne de relations publiques tous azimuts pour recueillir le soutien au moins de sa base républicaine. Il a ainsi rencontré une trentaine de sénateurs républicains influents pour les convaincre que la violence interconfessionnelle en Irak doit d’abord être combattue avant qu’un processus de stabilisation politique puisse être achevé. Anticipant les réactions des démocrates, la Maison-Blanche a pris les devants dès lundi : « L’opinion publique et le soutien public sont très importants », a indiqué le porte-parole de M. Bush, Tony Snow, en estimant qu’ils n’étaient pas immuables. Il faut attendre de voir « comment la population va répondre, pas uniquement au discours mais aux éléments contenus dans le plan, au débat politique qui va suivre », a-t-il dit.
Le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a pour sa part souhaité hier un retrait des forces étrangères d’Irak « aux alentours » de la prochaine élection présidentielle américaine, en 2008, « pour que les Irakiens reprennent eux-mêmes leur destin en mains ».
George W. Bush présente aujourd’hui une nouvelle stratégie pour l’Irak à un Congrès très sceptique, dominé par les démocrates, et à une population opposée à l’envoi de nouveaux renforts dans ce pays. Ce nouveau plan, attendu à 02h00 GMT jeudi, vise à en finir avec le bourbier irakien. L’envoi d’environ 20 000 soldats supplémentaires en Irak, que les médias américains donnaient hier pour un fait acquis, devrait représenter l’élément essentiel du discours très attendu du président américain et qui catalyse déjà les critiques. L’opposition démocrate, majoritaire au Congrès depuis janvier après les élections parlementaires du 7 novembre, a d’ores et déjà prévenu être opposée à une telle augmentation, affirmant qu’une telle stratégie a déjà été appliquée par le passé sans succès. Mais...
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