Algérie
Ouverture du procès Khalifa, le plus grand scandale financier du pays
le 09 janvier 2007 à 00h00
Le procès de Khalifa Bank, le plus grand scandale financier de l’Algérie ouvert hier en l’absence du principal accusé, le golden boy Rafik Khalifa, a été dénoncé par deux autres accusés comme un « simulacre de justice » et un procès politique. Ces derniers, l’ancien ministre algérien de l’Industrie Abdennour Keramane et son frère Abdelouahab Keramane, ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, ont annoncé qu’ils ne se présenteraient pas aux audiences. Les principaux chefs d’inculpation retenus sont : constitution d’association de malfaiteurs, vol qualifié, escroquerie, abus de confiance, falsification de documents officiels, faux et usage de faux. Les accusés encourent jusqu’à dix ans de prison et de lourdes amendes. Quelque 300 témoins sont appelés à défiler à la barre. Dans son premier volet, le procès porte sur un « trou » de 320 millions d’euros dans la caisse principale de Khalifa Bank, noyau central du groupe. Rafik Khalifa, 40 ans, fils d’un ministre du premier président algérien Ahmad Ben Bella (1963-1965), avait édifié en cinq ans un empire pesant un milliard de dollars de chiffres d’affaires et connu une ascension sociale fulgurante. Il faisait bénéficier de ses largesses des vedettes françaises, dont Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, selon les enquêtes judiciaires. Les déboires de l’empire Khalifa avaient commencé avec l’arrestation en février 2003 à l’aéroport d’Alger de trois de ses cadres qui tentaient de sortir frauduleusement une mallette contenant deux millions d’euros.
Le procès de Khalifa Bank, le plus grand scandale financier de l’Algérie ouvert hier en l’absence du principal accusé, le golden boy Rafik Khalifa, a été dénoncé par deux autres accusés comme un « simulacre de justice » et un procès politique. Ces derniers, l’ancien ministre algérien de l’Industrie Abdennour Keramane et son frère Abdelouahab Keramane, ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, ont annoncé qu’ils ne se présenteraient pas aux audiences. Les principaux chefs d’inculpation retenus sont : constitution d’association de malfaiteurs, vol qualifié, escroquerie, abus de confiance, falsification de documents officiels, faux et usage de faux. Les accusés encourent jusqu’à dix ans de prison et de lourdes amendes. Quelque 300 témoins sont appelés à défiler à la barre. Dans son premier volet, le...
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