Le taux de chômage dans la zone euro est revenu en novembre à son plus bas niveau depuis 1993 alors que le climat des affaires s’est renforcé en décembre, selon des chiffres publiés hier, autant d’indices de bonne santé économique qui renforcent le scénario d’une hausse des taux d’intérêt dans les mois à venir.
Dans les douze pays que comptait la zone euro en 2006, le taux de chômage est ressorti à 7,6 % en novembre contre 7,7 % en octobre. Ce taux, conforme aux attentes des économistes, est à son plus bas niveau depuis 1993, année de création de l’instrument de mesure.
Eurostat précise que cette baisse du nombre de sans-emploi est imputable à la vigueur des marchés du travail en France et en Allemagne.
Parallèlement, la Commission européenne a annoncé une hausse de l’indice du climat des affaires, à 1,60 le mois dernier, soit son plus haut niveau historique, contre 1,55 en novembre. Mais les anticipations de production sont moins optimistes.
« L’économie de la zone euro reste relativement solide. Bien que le sentiment économique accuse un deuxième recul en deux mois, il reste à son troisième plus haut niveau depuis le début de 2001 », souligne Howard Archer, analyste chez Global Insight.
Vers une nouvelle hausse des taux d’ici à mars ?
La Commission européenne table sur une croissance de 2,6 % du PIB de la zone euro en 2006 puis sur un ralentissement à 2,1 % en 2007.
L’indice de l’activité du secteur des services est ressorti à 57,2 en décembre contre 57,6 en novembre, tandis que l’indice du secteur manufacturier a légèrement reculé, à 56,5 contre 56,6. Ces deux indices sont cependant largement supérieurs au seuil de 50, qui sépare la contraction de l’expansion.
La hausse des prix à la production pourrait alimenter l’inflation à la consommation, ce qui pourrait inciter la Banque centrale européenne à relever ses principaux taux directeurs.
La BCE a procédé six fois depuis décembre 2005 à un relèvement de ses taux, et les économistes tablent sur une nouvelle hausse d’ici à mars.
« D’une façon générale, ces tendances devraient fournir à la BCE de quoi justifier une hausse des taux jusqu’à 4 % d’ici au deuxième trimestre », assure David Brown, chez Bear Stearns.
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