Rechercher
Rechercher

Actualités

Pour l’amour du Liban, et rien que pour le Liban !

Ils l’ont fait ! Ils ont couru 42,195 km pour « l’amour du Liban ». Le marathon de Beyrouth s’est finalement couru le 3 décembre, malgré les énormes embûches qui empoisonnaient le parcours des organisateurs. Force est de constater que l’événement sportif survient cette année dans un contexte pour le moins tendu. À l’heure où les Libanais s’interrogent sur l’avenir de leur pays, les organisateurs du marathon ne se sont pas posé de questions, eux. « Le marathon de Beyrouth aura lieu malgré tout », assénait sereinement May el-Khalil, présidente du Beirut Marathon Association, quelques heures avant le coup d’envoi. Placé cette année sous le thème « Pour l’amour du Liban », le marathon de Beyrouth a bien porté son nom. En effet, « Veni Vedi Curri »* pourra dire chacun des milliers de participants qui se sont alignés sur la ligne de départ. Faisant fi du Sérail semi-assiégé, des manifestations monstres, des appels à la démission ou autres cris de haine qui s’élevaient à quelques mètres d’eux, 22 000 hommes et femmes ont couru. Tout simplement. Ils s’étaient inscrits par passion, par curiosité ou par défi. Ils voulaient courir et ils l’ont fait, n’en déplaise à la meute de corbeaux de mauvais augure qui misaient sur une annulation pure et simple de la plus grande manifestation sportive du Liban. Car le Marathon international de Beyrouth n’est ni plus ni moins que le plus grand au Moyen-Orient. Selon l’AIMS, le Marathon international de Beyrouth a pris rapidement une très grande envergure. Cet événement a pour la première fois été organisé à Beyrouth en 2003 et il a pu rassembler 6 000 participants venant de 49 pays. En 2004, 12 000 coureurs de 66 pays y ont participé. En 2005, 17 000 participants de 71 pays étaient sur la ligne de départ. Avoir réussi à maintenir cet événement était déjà un exploit en soi. Mais les organisateurs ne se sont pas contentés de cet unique succès. D’un point de vue strictement sportif, la 4e édition du marathon aura été une réussite totale dans la mesure où les organisateurs ont rassemblé la bagatelle de plus de 22 000 participants ! C’est donc sous un véritable soleil printanier que plus de 22 000 participants au Marathon BLOM Bank de Beyrouth se sont élancés, dès 7h du matin, depuis l’extrémité ouest de l’avenue Charles Hélou. Encadrés par plus de deux mille bénévoles et par un impressionnant déploiement des FSI et de l’armée, les coureurs ont ensuite déboulé vers la place des Martyrs et tourné à gauche vers la rue de l’Émir Béchir (la ligne d’arrivée de l’année précédente). Puis bifurquant à droite, ils se sont dirigés vers la rue Riad el-Solh, passant par les jolies artères du centre-ville et l’admirable place de l’Étoile, le cœur vibrant de Beyrouth, jusqu’à la rue bordée par les immeubles du Parlement. Le parcours a traversé ensuite la région de Bab Idriss ainsi qu’une petite pente menant à la rue John Kennedy où les « mini-marathoniens » ont pris la direction de Aïn el-Mreissé pour se diriger vers la ligne d’arrivée. Tout au long du parcours, de nombreux spectateurs s’étaient postés pour encourager les coureurs. Les participants du 10-K et du marathon ont continué vers la rue Bliss et sont passés près de l’AUB jusqu’au bout de la rue Sadate. À ce point, les 10-K ont tourné vers la rue Labban, à droite, pour rejoindre la région de Raouché parallèle à la mer (avenue Paris) et puis se sont dirigés vers la ligne d’arrivée située dans la rue Charles de Gaulle, à proximité de la base militaire navale. Les marathoniens, eux, ont continué leur périple à travers les rues de la capitale pour enfin atteindre la ligne d’arrivée à l’avenue Charles de Gaulle près de la base militaire navale. Certains coureurs arrivaient épuisés, mais fiers d’avoir inscrit leur nom à cette épreuve. Moses Kemboi a traversé le premier la ligne d’arrivée. Le Kényan a mené les débats du début à la fin et s’est imposé en 2 h, 17’ 28’’. Pour sa part, Omar Abdellatif décrochait la palme parmi les Libanais en lice. Dans la catégorie dames, Eunice Koree a distancé les favorites dès les premières foulées du marathon, s’imposant en 2h 49’ 17’’. Parmi les coureuses libanaises, Marie Bejjani, « revenue » pour la circonstance, a triomphé sans coup férir. *Je suis venu, j’ai vu, j’ai couru. Makram HADDAD

Ils l’ont fait ! Ils ont couru 42,195 km pour « l’amour du Liban ». Le marathon de Beyrouth s’est finalement couru le 3 décembre, malgré les énormes embûches qui empoisonnaient le parcours des organisateurs. Force est de constater que l’événement sportif survient cette année dans un contexte pour le moins tendu. À l’heure où les Libanais s’interrogent sur l’avenir de leur pays, les organisateurs du marathon ne se sont pas posé de questions, eux. « Le marathon de Beyrouth aura lieu malgré tout », assénait sereinement May el-Khalil, présidente du Beirut Marathon Association, quelques heures avant le coup d’envoi. Placé cette année sous le thème « Pour l’amour du Liban », le marathon de Beyrouth a bien porté son nom.
En effet, « Veni Vedi Curri »* pourra dire chacun des milliers de participants...