La Bourse de Beyrouth a terminé en nouvelle baisse hier, dans un marché déserté avant un week-end prolongé pour cause de fête de Noël. Elle est restée plombée par la poursuite du bras de fer entre le gouvernement et ses détracteurs, alors que certains opérateurs cherchaient vainement une direction à la lumière de la visite la veille à Damas du secrétaire général de la Ligue arabe. Pourtant, les indications contradictoires sur les résultats de sa mission à Beyrouth, qui devrait se poursuivre après les fêtes, ont contribué à plonger le marché dans l’incertitude, indique-t-on de sources boursières.
Dans ce contexte, les actions A de Solidere sont parvenues à se maintenir à leur dernier niveau de la veille à 16 $, alors que celles de la catégorie B ont perdu 1,05 % sur quelques ventes bénéficiaires, pendant que le cimentier Holcim, dont l’activité est liée à la construction, avançait de 0,56 %.
Aux bancaires, les baisses ont pris le dessus, comme la veille. C’est ainsi qu’à l’exception de la hausse de 1,04 % des certificats GDR de la BLOM Bank et la stabilité des actions préférentielles de la Byblos Bank, les GDR de la Bank Audi ont cédé 0,18 % et les actions ordinaires et prioritaires de la Byblos Bank 1,63 % et 0,54 % respectivement.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu 1,92 point ou 0,16 % à 1 182,69 points dans des volumes très faibles, ne dépassant pas au total 106 557 titres d’une valeur de 2 060 720 $, dont 26 328 actions A et B de Solidere d’une valeur de 420 512 $.
Sur le marché libanais des changes, on a relevé à la veille du long week-end de Noël une petite offre du dollar alors que sa demande est restée faible. Il s’est négocié ainsi dans les échanges interbancaires entre 1 513,50 et 1 514,50 LL avec un point d’ancrage à 1 514 LL, niveau auquel la BDL se déclarait prête à le vendre.
Les Bourses et l’euro en baisse
Les grandes Bourses internationales ont continué de battre en retraite à la veille du long week-end de Noël sur des prises de bénéfices et des ventes de précaution. Les indicateurs européens du jour (baisse de 0,6 % des commandes industrielles en zone euro en octobre et le recul du moral des industriels français à 106 points en décembre) ont pesé sur la tendance des marchés du Vieux Continent. Aux États-Unis, le rebond de 1,9 % des commandes de biens durables en novembre, la révision en hausse de l’indice de confiance des consommateurs US calculé par l’Université du Michigan et la hausse de 0,5 % des dépenses de consommation des ménages US en novembre, n’ont pas suffi à relancer Wall Street.
Toutefois, ces bons chiffres US, qui sont censés générer des pressions inflationnistes, ont soutenu le dollar face à l’euro.
Élie KAHWAGI
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