Val-d’Isère : deux chances valent mieux qu’une pour Jacquemod
le 19 décembre 2006 à 00h00
La Française Ingrid Jacquemod, élevée à Val-d’Isère, se voit donner deux bonnes chances de donner un coup d’accélérateur à un début de saison ni décevant ni probant, aujourd’hui et demain, lors de deux descentes qu’elle va courir à domicile, dans « sa » station.
Après une longue valse-hésitation en raison des conditions climatiques, Val-d’Isère a enfin revêtu son manteau blanc et est parvenue à « sauver » sa descente dames, qui aurait dû avoir lieu dimanche avec une super-G, récupérant même au passage la descente de Saint-Moritz et le slalom spécial de Megève (jeudi) pour un Critérium de la première neige digne de ce nom. Pour Jacquemod l’Avaline, soutenue par parents, famille, amis et fan-club, il y a donc certainement un coup à faire lors de ces deux premières descentes de la saison en Europe afin de tenter de décrocher un premier podium et sentir ce déclic qui pourrait lancer véritablement sa saison.
Un exercice 2007 qui l’a vue régulière mais encore jamais placée.
La chef de file des Bleues a fini une seule fois dans les dix premières (9e de la première descente de Lake Louise), mais une seule fois au-delà de la 16e place (23e de la deuxième descente de Lake Louise), le tout en six courses.
La dernière étape de Coupe du monde, à Reiteralm, l’aura toutefois plutôt rassurée avant d’arriver sur une Oreiller-Killy qu’elle connaît « par cœur ».
Même si, avec le troisième temps du super-G du super-combiné (12e place au final après le slalom) vendredi et une 11e place en super-G le lendemain, Jacquemod est restée loin, très loin des insatiables autrichiennes (quadruplé en super-combiné, doublé en super-G), encore une fois favorites.
« Quand on voit les résultats des Autrichiennes à domicile ce week-end à Reiteralm, ça donne envie de faire les mêmes choses ici, pour le public », glisse ainsi la grande blonde de « Val », qui a signé le 20e temps de l’entraînement, rendant tout de même 2 sec 39/100 à Anja Paerson, meilleur temps. À Val d’Isère, la Suédoise peut enterrer un début de saison difficile (un seul podium) et envoyer un message à Goetschl et Cie.
Selon le patron de l’équipe de France dames Jean-Philippe Vulliet, Jacquemod est « au bord de bien performer ». « Ingrid a les possibilités de briller, elle en est tout à fait capable, mais il lui reste encore à faire une course pleine du haut jusqu’en bas », ajoute-t-il.
Mais pas question pour l’encadrement des Bleues de lui faire porter une charge de résultat écrasante sur les épaules.
« Ce serait ridicule de dire qu’on attend plus d’elle ici, explique Vulliet. Déjà, ça voudrait dire qu’on attend moins d’elle ailleurs. Nos attentes sont les mêmes que d’habitude : qu’elle donne le meilleur d’elle-même. »
La Française Ingrid Jacquemod, élevée à Val-d’Isère, se voit donner deux bonnes chances de donner un coup d’accélérateur à un début de saison ni décevant ni probant, aujourd’hui et demain, lors de deux descentes qu’elle va courir à domicile, dans « sa » station.
Après une longue valse-hésitation en raison des conditions climatiques, Val-d’Isère a enfin revêtu son manteau blanc et est parvenue à « sauver » sa descente dames, qui aurait dû avoir lieu dimanche avec une super-G, récupérant même au passage la descente de Saint-Moritz et le slalom spécial de Megève (jeudi) pour un Critérium de la première neige digne de ce nom. Pour Jacquemod l’Avaline, soutenue par parents, famille, amis et fan-club, il y a donc certainement un coup à faire lors de ces deux premières descentes de la saison en Europe...
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