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Assad juge toute paix impossible sans la Syrie et l’Iran

Les États-Unis et l’Europe doivent dialoguer avec la Syrie et l’Iran pour trouver une solution globale à la crise irakienne et à d’autres conflits au Proche-Orient, a estimé le président syrien Bachar el-Assad dans un entretien publié hier en Italie. Il a ainsi déclaré au quotidien La Repubblica que Damas était disposé à coopérer avec Washington pour résoudre des problèmes régionaux et a engagé Israël à s’ouvrir davantage à la Syrie. Il estime par ailleurs que l’Europe souffre d’un « complexe » vis-à-vis d’Israël en raison de l’Holocauste. « Étant donné que nous (les Syriens) vivons dans cette région, nous la connaissons bien », a-t-il dit dans une longue interview, ajoutant que Washington a « besoin de notre aide » pour mettre au point un plan pour sortir de la crise irakienne. Interrogé sur sa volonté d’entamer un dialogue constructif avec Washington, il a répondu: « Bien sûr que nous sommes prêts à le faire. Parce que si l’on ne règle pas les problèmes régionaux – l’Irak, le Liban, le conflit israélo-palestinien – c’est nous, les pays limitrophes, qui le paieront le plus cher. » Au sujet de l’Irak, il a assuré que Damas entretient d’« excellentes relations » avec de nombreuses factions dans ce pays et pourrait s’impliquer dans une conférence nationale sur son avenir. Il a estimé par ailleurs que les États-Unis et l’Europe « doivent parler à Téhéran ». Rappelons à ce propos que le rapport Baker-Hamilton publié la semaine dernière à Washington préconisait l’ouverture d’un dialogue sur l’Irak entre les États-Unis, la Syrie et l’Iran. La Maison-Blanche a pour l’heure rejeté cette idée et le président Bush a réitéré mercredi ses critiques à l’encontre de Damas, accusant la Syrie de violations des droits de l’homme et d’atteinte à la souveraineté du Liban. Selon Bachar el-Assad, ce rapport donne raison à la Syrie, qui veut avoir voix au chapitre. Le président syrien a jugé par ailleurs qu’Israël devrait accepter l’offre de Damas d’ouvrir des négociations. « Je dis (au Premier ministre israélien Ehud) Olmert : “ Essayez. Voyez si nous bluffons ou pas ” », a-t-il indiqué, sachant qu’Israël est fermement opposé à des pourparlers avec la Syrie. L’État hébreu souhaite au préalable que Damas rompe avec le Hamas et le Hezbollah. La Syrie revendique de son côté le plateau du Golan, annexé par Israël en 1967. Interrogé au sujet de la conférence organisée cette semaine en Iran sur la réalité de l’Holocauste, Bachar el-Assad a répondu : « Écoutez, l’Europe souffre d’un complexe au sujet de l’Holocauste. Nous non, parce qu’il n’est pas de notre fait. »

Les États-Unis et l’Europe doivent dialoguer avec la Syrie et l’Iran pour trouver une solution globale à la crise irakienne et à d’autres conflits au Proche-Orient, a estimé le président syrien Bachar el-Assad dans un entretien publié hier en Italie.
Il a ainsi déclaré au quotidien La Repubblica que Damas était disposé à coopérer avec Washington pour résoudre des problèmes régionaux et a engagé Israël à s’ouvrir davantage à la Syrie. Il estime par ailleurs que l’Europe souffre d’un « complexe » vis-à-vis d’Israël en raison de l’Holocauste. « Étant donné que nous (les Syriens) vivons dans cette région, nous la connaissons bien », a-t-il dit dans une longue interview, ajoutant que Washington a « besoin de notre aide » pour mettre au point un plan pour sortir de la crise...