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Actualités - Chronologie

RÉTROSPECTIVE L’euphorie gagne la planète financière

Les principales Bourses du monde ont atteint en 2006 des niveaux jamais vus depuis le début de la décennie, voire des records pour certaines, portées par les profits faramineux des entreprises et le bond des fusions-acquisitions, une tendance qui pourrait se prolonger en 2007. À un peu plus de trois semaines de la fin de l’année, l’indice mondial SP Global 1200, calculé par l’agence de notation financière Standard and Poor’s et composé des valeurs vedettes d’une trentaine de places de la planète, affiche une progression de près de 17 % depuis le 1er janvier, au plus haut depuis l’an 2000 et la bulle Internet. Le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a affiché pour sa part une hausse de 15,06 % depuis le début de l’année. Le Nasdaq, marché américain dédié aux valeurs technologiques, a pris 10,07 %. Son indice a frôlé cette année les 2 500 points, pour la première fois depuis 2001. Toronto a gagné 13,15 %, Mexico 40,21 % et Sao Paulo 23,81 %. Parmi les places européennes, Francfort a pris 15,78 %, Paris 11,83 %, Madrid 28,08 % et Moscou 58,85 %. Le tableau est identique en Asie : Tokyo a gagné juste 1,19 %, pénalisée notamment par le niveau élevé du yen, mais Hong Kong a progressé de 25,72 %, Shanghai 86,18 % et Bombay 47,63 %. « Les marchés boursiers ont bénéficié de résultats d’entreprises globalement meilleurs qu’attendu, de la pause de la politique monétaire américaine et d’un contexte financier encore très favorable », grâce à une épargne abondante, résume Valérie Plagnol, de la société de courtage française Crédit Mutuel-CIC. « La multiplication des opérations de fusions et acquisitions a entretenu la tendance haussière », ajoute-t-elle. En effet, les montants des achats entre sociétés n’ont jamais été aussi élevés : mi-novembre, ils atteignaient 3 368 milliards de dollars, dépassant le record absolu de l’année 2000 (3 332 milliards de dollars), selon l’institut spécialisé Dealogic. « Mais il y a eu aussi des perdants », souligne Mme Plagnol, qui cite notamment « l’éclatement d’une bulle financière au Moyen-Orient après les formidables progressions des années précédentes » : la Bourse de Dubaï a reculé sur l’année de 65,11 %, celle du Qatar de 47,25 % et celle du Koweït de 15,98 %. Les perspectives pour 2007 restent favorables dans l’ensemble, même si certains spécialistes craignent un ralentissement des progressions de certains marchés. En cause : l’affaiblissement de la croissance américaine et les craintes pour l’Europe de l’appréciation de l’euro et des hausses des taux d’intérêt. « Les marchés se sont fortement appréciés depuis leur bas niveau de 2003. Pourtant, malgré cette belle performance, les actions restent encore des actifs très attractifs » en comparaison des autres formes de placements financiers comme l’immobilier, les obligations et les matières premières, qui offrent des retours sur investissement inférieurs, explique Dominic Rossi, responsable de la stratégie actions du fonds d’investissement britannique Threadneedle Investment. En 2007, la croissance des bénéfices des entreprises devrait selon lui « rester solide, en particulier en Europe et en Asie », tandis que « l’activité des fusions et acquisitions va rester soutenue, apportant ainsi un appui constant aux marchés d’actions ». Un avis partagé par les experts de la maison de courtage Ixis Securities, selon qui « les marchés financiers offrent peu d’alternatives séduisantes » en dehors des actions. « Il paraît donc encore trop tôt pour se montrer plus prudent » vis-à-vis de la Bourse, qui devrait conserver une place de choix dans le portefeuille des épargnants, estiment-ils.

Les principales Bourses du monde ont atteint en 2006 des niveaux jamais vus depuis le début de la décennie, voire des records pour certaines, portées par les profits faramineux des entreprises et le bond des fusions-acquisitions, une tendance qui pourrait se prolonger en 2007.
À un peu plus de trois semaines de la fin de l’année, l’indice mondial SP Global 1200, calculé par l’agence de notation financière Standard and Poor’s et composé des valeurs vedettes d’une trentaine de places de la planète, affiche une progression de près de 17 % depuis le 1er janvier, au plus haut depuis l’an 2000 et la bulle Internet.
Le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a affiché pour sa part une hausse de 15,06 % depuis le début de l’année.
Le Nasdaq, marché américain dédié aux valeurs technologiques, a pris 10,07 %. Son...