Nucléaire
Le projet de sanctions contre
l’Iran de retour à l’ONU
le 12 décembre 2006 à 00h00
Les discussions entre les ambassadeurs chinois, américain, français, britannique, russe et allemand ont repris hier à l’ONU sur un projet de résolution visant à sanctionner l’Iran pour son refus de suspendre l’enrichissement d’uranium, qui semble avoir enfin l’aval de Moscou et dont les promoteurs espèrent l’adoption avant Noël.
Le projet de résolution mis en circulation au Conseil de sécurité le 23 octobre par les Européens a en effet été légèrement amendé pour tenir compte de préoccupations russes. La Russie, qui avec la Chine a d’importants intérêts économiques en Iran, rechigne à lui imposer des sanctions trop sévères.
Aucune décision n’était attendue lors de ces discussions, destinées simplement à faire le point des positions respectives avant d’aller plus avant, a indiqué un diplomate.
Avant leur réunion, les diplomates sont restés prudents sur les chances d’aboutir bientôt, après des semaines de piétinements dus à des désaccords sur le champ des sanctions, à imposer à Téhéran. « J’espère de bonnes perspectives, j’ai quelques signaux positifs mais c’est trop tôt pour se prononcer », a dit à la presse l’ambassadeur de France, Jean-Marc de La Sablière. Plus de trois mois se sont écoulés depuis l’expiration de la date butoir – le 31 août – fixée à l’Iran par la résolution 1696 du Conseil de sécurité pour suspendre l’enrichissement d’uranium sous peine de sanctions. Les capitales occidentales ont récemment déclaré qu’il était temps d’aboutir.
Le nouveau texte, extrêmement technique, prévoit toujours des sanctions économiques et commerciales contre l’Iran dans les domaines jugés sensibles. Le texte prévoit également toujours des sanctions individuelles contre des Iraniens, personnes physiques ou morales, associés à ces activités.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a salué hier la nouvelle version du projet, estimant qu’elle tient compte des « propositions russes ». De son côté, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a répété que son pays riposterait à toute sanction internationale qui lui serait infligée à cause de son programme nucléaire.
Les discussions entre les ambassadeurs chinois, américain, français, britannique, russe et allemand ont repris hier à l’ONU sur un projet de résolution visant à sanctionner l’Iran pour son refus de suspendre l’enrichissement d’uranium, qui semble avoir enfin l’aval de Moscou et dont les promoteurs espèrent l’adoption avant Noël.
Le projet de résolution mis en circulation au Conseil de sécurité le 23 octobre par les Européens a en effet été légèrement amendé pour tenir compte de préoccupations russes. La Russie, qui avec la Chine a d’importants intérêts économiques en Iran, rechigne à lui imposer des sanctions trop sévères.
Aucune décision n’était attendue lors de ces discussions, destinées simplement à faire le point des positions respectives avant d’aller plus avant, a indiqué un...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.