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Hariri adhère à cent pour cent aux constantes de l’Église maronite

Dans une interview à la chaîne égyptienne du Nil, le chef du Bloc du futur, le député Saad Hariri, a assuré que le Courant du futur adhérait aux constantes annoncées par l’Église maronite « à cent pour cent », se déclarant prêt « à engager le dialogue chez le patriarche (maronite Nasrallah) Sfeir, suivant les bases qu’il a définies ». Pour ce qui est des initiatives arabes, il a estimé qu’elles se heurtaient à un refus de la partie adverse, se demandant si « celle-ci va nous permettre de garder un seul ami arabe ». Prié de répondre aux accusations lancées la veille par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, M. Hariri a rétorqué que « les manifestations ne sont pas patriotiques parce que l’ordre est venu de l’étranger et que les objectifs à atteindre sont étrangers ». Réaffirmant que le gouvernement Siniora ne chutera pas sous la pression de la rue, il a déclaré : « Ils nous demandent une participation au gouvernement par le biais du tiers de blocage, mais ils nous refusent la participation dans la décision de la guerre et de la paix. Nous voulons une participation réelle dans tout, et que la décision de guerre et de paix soit entre les mains du seul gouvernement. » À une question sur l’éventualité d’une guerre civile, M. Hariri a écarté cette possibilité, soulignant que cette affirmation était « le seul point positif dans le discours de sayyed Nasrallah hier ». Il a par ailleurs stigmatisé les accusations de traîtrise lancées contre son camp et contre le chef du gouvernement, Fouad Siniora. « Je dis à sayyed Nasrallah que de tels propos accusateurs ne sauraient relancer le dialogue et aider à mettre un terme à la crise réelle qui secoue le Liban, qui est la présidence de la République », a-t-il dit, ajoutant qu’il fallait que tous les sujets soient mis sur la table. M. Hariri s’est en outre déclaré convaincu que le régime syrien continuait ses ingérences au Liban, ainsi que le régime iranien, en faveur de leurs alliés locaux, et que c’est leur mot d’ordre qui a transformé le gouvernement en « traître ». « Je crois que le discours de sayyed Hassan Nasrallah hier a dû rendre très heureux, et (le Premier ministre israélien Ehud) Olmert, et (le président syrien) Bachar el-Assad, parce que les deux veulent la discorde, la désunion et les problèmes dans le pays », a-t-il estimé.

Dans une interview à la chaîne égyptienne du Nil, le chef du Bloc du futur, le député Saad Hariri, a assuré que le Courant du futur adhérait aux constantes annoncées par l’Église maronite « à cent pour cent », se déclarant prêt « à engager le dialogue chez le patriarche (maronite Nasrallah) Sfeir, suivant les bases qu’il a définies ». Pour ce qui est des initiatives arabes, il a estimé qu’elles se heurtaient à un refus de la partie adverse, se demandant si « celle-ci va nous permettre de garder un seul ami arabe ».
Prié de répondre aux accusations lancées la veille par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, M. Hariri a rétorqué que « les manifestations ne sont pas patriotiques parce que l’ordre est venu de l’étranger et que les objectifs à atteindre sont étrangers »....