Le Werder Brême, éliminé de la Ligue des champions après sa défaite (2-0) à Barcelone mardi, se console en se disant qu’il a secoué deux grands d’Europe et aspire désormais à la reconnaissance européenne en Coupe de l’UEFA.
Brême a perdu sa « finale », mais pas la face : « Nous avons montré que nous pouvions rivaliser avec les plus grands clubs européens, nous devons être fiers de notre parcours », soutient Thomas Schaaf, l’entraîneur du Werder.
Alors qu’ils étaient présentés en septembre comme de simples faire-valoir des riches et prestigieux Chelsea et Barcelone, les Allemands sont sortis la tête haute du « groupe de la mort ».
Avec une victoire (1-0) contre Chelsea, alors déjà qualifié, lors de la 5e journée, un nul malchanceux devant Barcelone (1-1) et deux défaites (2-0 à Londres et à Barcelone), sans jamais avoir été surclassé, le Werder peut nourrir quelques regrets à l’image de sa seconde période au Camp Nou, où il a dominé le Barça.
Si l’attaquant barcelonais Lionel Messi n’avait pas égalisé à la 89e minute du match aller, si son buteur-vedette Miroslav Klose n’était pas resté muet tout au long de la phase de poule, le leader du championnat d’Allemagne aurait pu créer un retentissant exploit en éliminant le tenant du titre.
Mais les dirigeants du club du nord de l’Allemagne refusent d’évoquer la malchance ou un quelconque mauvais sort : « Notre équipe est encore jeune et en plein développement, elle a beaucoup appris », se félicite Klaus Allofs, le directeur sportif de Brême.
Convaincante
« C’est, je crois, notre campagne en Ligue des champions la plus convaincante de notre histoire », assure-t-il.
Les statistiques ne lui donnent pas tout à fait raison, car pour la première fois en trois campagnes successives, le Werder est sorti de la phase de poule. Mais ses progrès sont indéniables.
En 2004-2005, le Werder, alors champion d’Allemagne, avait été humilié en 8e de finale par Lyon (0-3 à domicile, 7-2 en France). La saison dernière, les Allemands étaient parvenus en 8e de finale où ils avaient fait trembler la Juventus Turin (3-2 à Brême, 1-2 à Turin).
Cette année, le Werder est seulement le quatrième club depuis la création de la Ligue des champions en 1992-1993 à échouer à la 3e place avec dix points engrangés.
« Il nous a manqué un petit quelque chose face aux deux meilleures équipes au monde, il nous faut encore apprendre », renchérit sans aucune amertume le défenseur central Per Mertesacker.
Reversé en 16e de finale de la Coupe de l’UEFA, le Werder a « beaucoup d’ambitions pour cette compétition : nous voulons montrer que nous avons beaucoup appris en Ligue des champions », lance Thomas Schaaf à ses futurs adversaires.
Mais la belle aventure du Werder a son revers : l’Europe va sans doute prendre Brême et son football offensif beaucoup plus au sérieux, mais elle a aussi appris à connaître (et à convoiter) le meneur brésilien Diego, le jeune attaquant Aaron Hunt ou encore Mertesacker ou Klose.
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