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Actualités - Opinions

Les lecteurs ont voix au chapitre

La plaie continue à saigner À quand la fin du calvaire de ce peuple martyrisé ? Voilà que les mains criminelles nous arrachent un des espoirs en notre avenir, le jeune et talentueux député Pierre Gemayel, issu d’une de ces grandes lignées pétries de patriotisme. Le plus regrettable, le plus révoltant, c’est qu’on l’a arraché à la vie dans la fleur de l’âge, alors qu’il représentait l’avenir et l’espoir de toute sa génération, cette génération qui a vu ses parents souffrir, mais résister à une guerre civile qui a ravagé notre pays, suivie d’occupations et d’invasions qui ont affaibli nos structures, mais jamais notre foi et notre espoir en un avenir meilleur. Nous ne t’oublierons pas, Pierre, toi qui porte le nom des Gemayel, ces piliers fondateurs d’une indépendance à laquelle tu tenais tant. Hilda DADOURIAN Ô mort... Ô mort, quel sourire as-tu donc effacé ? Sais-tu que de chaque larme que déverse cette montagne, de chaque cri de douleur qui jaillit du rivage, de chaque once de désespoir qui embrume notre regard, naîtront tant d’autres sourires et tant d’autres rêves, et tu n’y pourras rien ? Ô mort, quel geste as-tu donc interrompu ? Regarde-la donc, victime de ta forfaiture, qui se meut dans l’azur. Regarde-la bien haut, cette âme douce et libre, qui course les étoiles. Et regarde ici-bas : pour chaque élan que tu paralyses, des milliers de bras se lèvent, les manches retroussées, pour poursuivre, sans relâche, une œuvre inachevée. Et tu n’y pourras rien. Ô mort, quelle parole as-tu donc étouffée ? Pour chaque esprit bâillonné, pour chaque idée assassinée, un chant nouveau, un chœur enthousiaste, une clameur infinie retentiront dans le ciel. La froideur insupportable de ton silence sera déchirée par les mots tendres de nos enfants, par la fougue éloquente de notre jeunesse et le verbe sage de nos anciens. Et tu n’y pourras rien. Ô mort, quel destin pensais-tu donc briser ? Celui d’un homme, d’une nation, d’une idée ou d’un rêve ? Détrompe-toi, ô mort scélérate, cet homme jeune est vivant dans chacun de nos cœurs parce que sa noblesse n’appartient pas à ton monde. Ne te réjouis pas trop vite, même si parfois elle vacille, notre flamme est vaillante et notre nation debout. Ne te fais point d’illusions, nos idées et nos rêves volent trop haut pour tes filets. Et tu n’y peux rien. Ô mort, quelle fange as-tu donc quittée pour venir frapper nos cœurs ? De quel palais, de quel repaire est partie ta sanglante équipée ? Quel esprit malade a pu te mandater ? Ne me réponds pas, ô mort indigne, les masques roulent déjà sur ce sol ensanglanté. Ô mort, nous ne connaissons aucune peur parce que nous sommes ivres de lumière. Ô mort, où est ta victoire ? Sacha ABOUKHALIL L’horreur ! Ce n’est pas vrai ! Je lis avec horreur que nos jeunes se battent dans les universités et dans les rues pour un portrait à accrocher...Et dire que ce sont les dirigeants de demain... Ça promet. C’est trop pour ce peuple silencieux ; c’est trop pour la mémoire de Pierre Gemayel ; c’est trop pour des orphelins à qui on dira (et c’est vrai) qu’il est mort pour un Liban libre et uni. Vous n’avez pas honte de rééditer une page noire de la politique chrétienne au Liban ? C’est ça que vous voulez ? Des divergences politiques, il y en a ; mais des troubles sécuritaires ? D’après vous, est-ce cela qui va arranger les choses ? De grâce, réveillez-vous et que vive le Liban uni, avec tous ses fils. Mia KHOURY
La plaie continue à saigner

À quand la fin du calvaire de ce peuple martyrisé ? Voilà que les mains criminelles nous arrachent un des espoirs en notre avenir, le jeune et talentueux député Pierre Gemayel, issu d’une de ces grandes lignées pétries de patriotisme.
Le plus regrettable, le plus révoltant, c’est qu’on l’a arraché à la vie dans la fleur de l’âge, alors qu’il représentait l’avenir et l’espoir de toute sa génération, cette génération qui a vu ses parents souffrir, mais résister à une guerre civile qui a ravagé notre pays, suivie d’occupations et d’invasions qui ont affaibli nos structures, mais jamais notre foi et notre espoir en un avenir meilleur.
Nous ne t’oublierons pas, Pierre, toi qui porte le nom des Gemayel, ces piliers fondateurs d’une indépendance à laquelle tu tenais...