Le Liban, ce pays modèle de la démocratie, de la tolérance et de la coexistence multiconfessionnelle, dans une région du Proche-Orient tiraillée par des passions antagonistes de toutes sortes, sur le plan tant des croyances que de l’hégémonie, le totalitarisme, les visées annexionnistes etc., ce Liban défenseur des droits de l’homme dans tous les domaines, a subi courageusement une guerre qu’il n’a pas voulue, son peuple se refusant à mourir en dépit des pires exactions.
Il faut connaître l’histoire du Liban pour savoir que son peuple, fier et courageux, lutte et résiste à tous les ennemis qui souhaitent sa disparition ; il se bat pour défendre ses traditions, ses croyances, sa culture et sa liberté.
Les Libanais veulent aujourd’hui dénoncer le laxisme de certaines grandes puissances, qui auraient pu trouver une solution à leur guerre, mais qui ont laissé faire et même encouragé, s’accommodant pour leur conscience de déclarations mensongères propagées par les ennemis viscéraux de notre pays sous le prétexte de la présence d’une Résistance armée devenue dangereuse et devant être détruite pour assurer la sécurité régionale…
À ces instances, je dirai qu’elles ont agi en dépit du bon sens à défaut d’une analyse basée sur des connaissances réelles de la situation qui prévaut dans l’ensemble des pays de la région.
Ce qui se passe actuellement semble faire partie d’un complot qui, un jour, pourrait se retourner contre elles. Dans une région en pleine effervescence, on veut faire croire à une mésentente entre chrétiens et musulmans, ou encore entre sunnites et chiites libanais, car tel est en priorité l’intérêt de ceux qui veulent propager ce genre de fausses informations pour atteindre leur but qui consiste à démanteler le Liban pour mieux l’annexer.
Malheureusement pour eux, il existe des patriotes attachés à leur terre, défenseurs du droit de vivre en toute liberté qui opposent une résistance inattendue, bouleversant tous leurs plans dont l’action devait s’étendre, après la chute du Liban, à tous les autres pays arabes modérés et, à l’avenir, s’attaquer à la déstabilisation de l’Occident.
Combien de temps doit-on encore laisser ce pays souffrir, compter ses morts et ses blessés ? Jusqu’à quand doit-on permettre à une armée étrangère de s’attaquer à un pays indépendant, membre des Nations unies ? Quelle loi autorise le bombardement inhumain d’une population civile qui refuse de se soumettre, ayant choisi de se battre pour défendre sa terre et sa liberté ?
L’erreur du Liban serait-elle d’avoir placé sa confiance dans l’évolution des peuples, compté sur les résolutions des Nations unies et celles de la Ligue arabe, et, de ce fait, négligé de donner une priorité à son armement ?
Le Liban a toujours été un pays accueillant, démocratique, actif, florissant. Avec le développement spectaculaire de son tourisme, et grâce à une place financière dynamique et structurée, il a attiré les capitaux et gagné la confiance du monde des affaires.
L’histoire nous a appris à ne jamais perdre espoir. Souvent dans une nation en péril, meurtrie par une guerre, il se produit un phénomène qui redonne confiance.
Comme tout pays ayant des traditions, le Liban a son histoire, enrichissante en actes héroïques qui ont marqué l’époque et contribué à l’évolution dans tous les domaines.
À ceux que tenteraient des alliances extérieures, je dirai : « Ça suffit ; arrêtez de participer à la destruction de votre pays et travaillez plutôt à sa reconstruction sur des bases saines, sans aucune contrainte. » Certains devraient renoncer à leurs fonctions pour permettre l’application des réformes nécessaires afin d’obtenir une administration saine, apolitique et fonctionnelle.
Pour parer au plus pressé et placer l’intérêt général au-dessus des considérations privées qui asphyxient le pays dans tous les domaines, il devient urgent d’analyser le fonctionnement et surtout les moyens d’agir de deux organismes essentiels à la bonne marche de l’État : le Conseil de la fonction publique et l’Inspection générale. Les charges et les responsabilités de ces deux organismes ont été définies en son temps par des lois et des décrets-lois.
Libanais, le sort de notre pays est entre nos mains. Il faut savoir éviter les pièges et renoncer aux palabres stériles, être à la hauteur de nos responsabilités, consolider l’esprit patriotique en inculquant à nos jeunes les valeurs idéales ; témoigner de notre maturité, de notre solidarité, de notre savoir-faire pour œuvrer au retour de la légalité, rebâtir, rétablir le bon fonctionnement des organes vitaux de la nation. La pérennité du Liban est à ce prix.
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Il faut connaître l’histoire du Liban pour savoir que son peuple, fier et courageux, lutte et résiste à tous les ennemis qui souhaitent sa disparition ; il se bat pour défendre ses traditions, ses croyances, sa culture et sa liberté.
Les Libanais veulent aujourd’hui dénoncer le laxisme de certaines grandes puissances, qui auraient pu...