Rechercher
Rechercher

Actualités - Analyse

Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth s’enfonce, assommée par les inquiétudes politiques

La Bourse de Beyrouth est retombée dans le rouge hier après une hésitation à la baisse la veille. Le retour du chef du Législatif de Téhéran n’ayant pas apporté le moindre espoir à ceux qui misaient sur une reprise des concertations entre le gouvernement et l’opposition, le climat entourant le marché ne tardait pas à s’assombrir davantage, fait-on remarquer dans les milieux boursiers. Certains opérateurs, craignant une détérioration de la situation intérieure, ont estimé devoir rester sur leurs gardes, alors que d’autres, de plus en plus inquiets quant à l’avenir des investissements dans le pays, ont préféré alléger leurs portefeuilles en valeurs libanaises. Solidere en a été ainsi la principale victime avec le fléchissement de ses actions A (-3,13 %) et B (-4,30 %) qui ont frôlé le seuil de 16 $ pour la première fois depuis le 11 août. Les bancaires, qui ont été diversement traitées, ont aussi souffert des conséquences de la persistance de l’instabilité politique dans le pays. D’un côté, on a relevé la hausse de 0,77 % des actions ordinaires de la Bank of Beirut et de 0,78 % des certificats GDR de la Bank Audi et de l’autre la baisse de 3,22 % des actions ordinaires de la Byblos Bank et de 0,23 % des certificats GDR de la BLOM Bank. Par ailleurs, les baisses l’ont emporté avec la chute de 9,09 % des actions B de Rymco et de 3,58 % de Holcim. En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a cédé 17,55 points ou 1,39 % à 1 244,75 points avec la négociation de 524 311 titres d’une valeur de 7 494 733 $, dont 408 228 actions A et B de Solidere d’une valeur de 6 616 630 $. Ce mouvement, qui s’est produit dans un volume d’affaires en nette progression, suggère, selon les boursiers, que certains investisseurs se défont de leurs actions par précaution. Pourtant, les opérateurs sur le marché des changes ont gardé leur sang-froid, s’abstenant de prendre des initiatives contre la livre en faveur du dollar. Celui-ci s’est maintenu ainsi toute la journée entre 1 513,50 et 1 514,50 LL dans des volumes très minces, sans la moindre intervention de la Banque du Liban. Bonne orientation des Bourses étrangères Les grandes Bourses étrangères ont évolué en hausse encore hier sous la conduite de Wall Street, après la publication d’indicateurs sur l’inflation plus modérés que prévus des deux côtés de l’Atlantique. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par le recul des prix à la consommation en octobre de 0,1 % en zone euro et de 0,5 % aux États-Unis, excluant tout prochain resserrement de la politique monétaire de la BCE et de la Fed. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre la hausse d’autres indicateurs économiques américains (production industrielle, recul des demandes hebdomadaires d’allocations chômage et excédent de la balance des capitaux). Le dollar a mis à profit ces indicateurs et s’est inscrit en hausse face à l’euro, malgré l’exclusion de toute perspective de hausse de son loyer. Élie KAHWAGI

La Bourse de Beyrouth est retombée dans le rouge hier après une hésitation à la baisse la veille. Le retour du chef du Législatif de Téhéran n’ayant pas apporté le moindre espoir à ceux qui misaient sur une reprise des concertations entre le gouvernement et l’opposition, le climat entourant le marché ne tardait pas à s’assombrir davantage, fait-on remarquer dans les milieux boursiers. Certains opérateurs, craignant une détérioration de la situation intérieure, ont estimé devoir rester sur leurs gardes, alors que d’autres, de plus en plus inquiets quant à l’avenir des investissements dans le pays, ont préféré alléger leurs portefeuilles en valeurs libanaises. Solidere en a été ainsi la principale victime avec le fléchissement de ses actions A (-3,13 %) et B (-4,30 %) qui ont frôlé le seuil de 16 $...